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Procès Kitty: "Noureddine est victime d'une injustice"

Deux demi-frères de Noureddine Cheikhni (33) ont témoigné, mercredi, devant la cour d'assises de Bruxelles, qu'ils étaient certains que ce dernier était innocent. Il est, avec Galip Kurum (32) et Hassan Iasir (34), accusé d'avoir commis un home-jacking à Lot, la nuit du 3 au 4 décembre 2007, et tué ensuite l'inspecteur de police Kitty Van Nieuwenhuysen (23).
 
Les deux demi-frères de Noureddine Cheikhni ont affirmé que ce dernier avait reçu une bonne éducation, qu'il était très sociable et agréable. "C'est une grosse erreur je pense", a témoigné l'un d'eux. "Mon frère n'est pas capable d'avoir fait ce pourquoi il est accusé", a-t-il dit. "Ce n'est pas une intime conviction, c'est une certitude", a renchéri le plus âgé des deux.

Un témoin rappelé à l'ordre
La présidente de la cour, Karin Gérard, leur a ensuite demandé si leur frère leur avait, comme à son épouse, confié qu'il était l'un des auteurs du home-jacking du 7 novembre 2007 à Roux. Des faits qu'il avait avoué publiquement au 2e jour du procès. "Je ne comprends pas ce que les faits de Roux viennent faire ici", a rétorqué le témoin. "On parle de Lot, non? Où voulez-vous en venir avec votre question?".
 
La présidente a dû rappeler au témoin qu'il s'adressait à la cour et qu'il n'avait pas à faire de commentaire sur les questions posées. La juge a encore une fois dû avertir le témoin de se contenir au risque d'être expulsé de la salle.

"Manipulé"
Un ami d'enfance de Noureddine Cheikhni a également évoqué la personnalité de l'accusé. "Noureddine avait un certain potentiel scolaire mais il lui manquait une ligne de conduite", a-t-il déclaré. "Pour les faits de Roux, je pense qu'il a été manipulé", a-t-il ajouté.

Le 4 décembre 2007, vers 3h du matin, à Lot, des malfrats avaient tiré à la kalachnikov sur un combi de police en patrouille. Le conducteur, l'inspecteur Peter Van Stalle, avait été blessé, et sa passagère, l'inspecteur Kitty Van Nieuwenhuysen, avait été tuée.
 
Les auteurs venaient de commettre un home-jacking dans une maison de la rue de Beersel à Lot. Un des habitants, Ismaïl Sacoor, avait été blessé par balle également. Les ADN des accusés avaient été retrouvés dans une voiture volée, abandonnée sur place par les auteurs. Il n'y a pas d'audience jeudi et vendredi. Le procès reprendra donc lundi avec l'audition des derniers témoins de moralité avant la clôture de l'instruction d'audience. (belga)

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