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Procès terrorisme: Ali Tabich conteste s'être rendu en Irak

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a entamé lundi matin le procès de sept musulmans fondamentalistes, présumés terroristes, soupçonnés d'avoir recruté en Belgique des combattants pour Al-Qaïda et d'avoir projeté des attentats sur le sol belge. Le principal prévenu, Ali Tabich, a déclaré s'être effectivement rendu en Syrie mais conteste avoir mis un pied en Irak.

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Ali Tabich est prévenu devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, comme Samer Azouagh, Abdelfettah Tabich, Abdel Rahman Ayachi, Olivier Dassy, Jamal Ech-Charqy et Abdel Ouahed Omghar.

Le pseudonyme d'Ali Tabich ainsi que l'un de ses numéros de téléphone figuraient sur une liste de combattants terroristes en Irak, dont la police avait eu connaissance. Par ailleurs, le prévenu s'était rendu en Syrie en juillet 2005, mais celui-ci n'avait plus donné de signe de vie entre octobre 2005 et avril 2006. La police l'avait ainsi suspecté d'avoir rejoint, durant cette période, le djihad armé en Irak.

Ali Tabich a affirmé lundi s'être effectivement rendu en Syrie, pour y étudier l'arabe. Il avait effectivement été inscrit à l'université de Damas. Mais il a contesté s'être ensuite rendu en Irak pour rejoindre le djihad armé.

Concernant sa rencontre avec des présumés terroristes en Syrie, le prévenu a affirmé qu'il regrettait ces contacts mais qu'il n'était absolument pas au courant des activités de ceux-ci. Il avait notamment rencontré Hicham Beyayo, selon l'enquête. Ce dernier a été jugé pour terrorisme, en Belgique, dans le cadre du procès de Malika El Aroud.

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Ali Tabich est également mis en cause pour avoir recruté des combattants en Belgique et pour avoir organisé leur envoi en Syrie afin qu'ils rejoignent des zones de combat en Afghanistan et en Irak. Samer Azouagh, également prévenu, qui travaillait dans le domaine de la protection rapprochée au parlement européen à Bruxelles, avait avoué qu'Ali Tabich l'avait recruté.

"Je ne fais que m'informer"
Ali Tabich s'est également expliqué lundi au sujet du recrutement, sur internet, de combattants pour le djihad entre 2007 et 2010. "Je fréquente beaucoup de sites internet dont des sites "djihadistes" mais je ne fais que m'informer, je n'adhère pas à l'une ou l'autre thèse", a-t-il déclaré. "J'étais jeune, insouciant et je pensais qu'en Belgique, je pouvais tout dire sans limites".

Le prévenu a également raconté que tout ce qui avait pu être pris pour des discussions concernant des recrutements de combattants et concernant la préparation d'attentats n'était que mauvaises traductions et malentendus.

L'affaire avait éclaté en novembre 2010 lorsque la police a orchestré une vingtaine de perquisitions dans toute la région bruxelloise. Armes, manuels de terrorisme et documents relatifs à des projets de hold-up avaient été découverts chez les prévenus. Le procès se poursuivra mardi matin et mercredi après-midi, ainsi que les 23, 24 et 25 avril prochains.

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