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Dries Van Langenhove et ses braves gaillards devant le Palais royal de Bruxelles. © Facebook @KiesDries

Quand Dries Van Langenhove s’imagine prendre le Palais royal dans cinq ans

Fête de la Communauté flamande oblige, le jeune député fédéral du Vlaams Belang a rappelé de manière humoristique son ambition indépendantiste. Et selon Dries Van Langenhove, ce rêve d’une Flandre libérée des francophones pourrait se réaliser à la fin de la présente législature.

Sur Facebook, Dries Van Langenhove, le fondateur du mouvement identitaire et raciste “Schild & Vrienden”, a publié ce jeudi 11 juillet une photo où on le voit entouré de plusieurs jeunes hommes devant le Palais royal de Bruxelles. Tous portent un déguisement médiéval. 

Le jeune élu Vlaams Belang écrit ceci en légende de sa photo: “Dries Van Langenhove et ses braves gaillards flamands sont prêts à emménager dans l’ancien Palais royal après leur victoire décisive lors de la bataille de Broekzele, la ville connue sous le nom de Bruxelles sous la domination wallonne (11 juillet 2024 - photo colorisée).”

La fin de la Belgique dans cinq ans?

Il ne faut évidemment pas être grand clerc pour comprendre à quoi Dries Van Langenhove fait allusion. Le jeune homme de 26 ans imagine la prise de Bruxelles aux francophones mais également la fin de la Belgique telle que nous la connaissons, si possible pour le 11 juillet 2024, future date de l’indépendance de la Flandre. L’année 2024 n'est évidemment pas choisie au hasard puisqu’elle coïncide avec la fin de la nouvelle législature. Pour Dries Van Langenhove, la Belgique unie n’a plus que cinq ans à vivre. Dans ses rêves, tout du moins.

Communicant habile, Dries Van Langenhove est un habitué des montages humoristiques et polémiques sur les réseaux sociaux. C’est en partie ce qui a conduit à son succès électoral et à celui de son parti. Ses cibles préférées? Les immigrés, les “rats de gauche” et les francophones d’une manière générale. Des images à prendre au second degré mais qui trahissent évidemment les pensées du fringant gaillard toujours tiré à quatre épingles. Est-ce néanmoins digne d’un député fédéral? Nous vous laissons juger. (Lire la suite sous la photo)

La bataille des Éperons d’Or, une victoire belge devenue mythe flamingant

Le 11 juillet marque le jour de la fête de la Communauté flamande, en souvenir de la Bataille des Eperons d’Or, en 1302, au cours de laquelle le comte de Flandre, avec l’aide des milices communales, a battu les troupes du roi de France près de Courtrai.

Depuis quelques années, c'est l’occasion pour le mouvement nationaliste et indépendantiste flamand de rappeler la bravoure des populations flandriennes de l’époque face à l’ogre français (et donc francophone), vaincu en disposant pourtant de deux fois plus d’hommes. En oubliant bien sûr de préciser qu’il s’agissait avant tout d’une victoire... belge. Un comble pour un flamingant.

Une histoire tombée dans l’oubli... jusqu’à l’indépendance de la Belgique

Cette armée “flamande” était en effet composée, outre les locaux, d’Anglais, de Zélandais mais aussi de Brabançons, de Namurois et de Liégeois. Mieux: elle était dirigée par Pierre de Coninck (un bourgeois francophone brugeois), Guy de Namur et l’Archidiacre de Liège Guillaume de Juliens.

Cette victoire que l’on doit notamment à la collaboration entre francophones et néerlandophones est tombée dans l’oubli durant plus de 500 ans jusqu’à... l’indépendance de la Belgique. C'est en effet le premier roi des Belges,  Léopold Ier, qui l’a remise au gout du jour à une époque où la jeune nation avait besoin de se forger un passé glorieux et un destin pour exister parmi les grandes puissances.

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