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Jean-Yves Discry © Facebook

Qui est Jean-Yves Discry, l’homme qui a tiré sur le policier liégeois?

Amateur de motos et d’armes, Jean-Yves Discry était connu de la justice, même si sa dernière condamnation remonte à décembre 2010 pour des faits de stupéfiants.

“Il était connu pour des faits liés aux stupéfiants mais sa dernière condamnation remonte à 2010. Il s’est également signalé négativement pour quelques faits liés à des violences mais rien de très grave. Le dernier dossier ouvert au parquet à son nom remonte à 4 ans”, a expliqué Catherine Collignon, Premier substitut du procureur du Roi de Liège, lors d’un point presse lundi.

Si d’aucuns estiment que ses déboires judiciaires étaient derrière lui, d’autres dressent un tableau beaucoup plus sombre. D’après un policier, qui s’exprime de manière anonyme dans Sudpresse, Jean-Yves Discry était au contraire toujours quelqu’un de “violent, dangereux et souvent armé”.

Ce lundi, jour des faits, il était en possession de deux couteaux en plus de son arme de poing qu’il a utilisée pour tirer sur l’agent, vraisemblablement sous l’emprise de la drogue et/ou de l’alcool. Le corps du défunt est soumis à des analyses toxicologiques.

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Selon La Dernière Heure, l’individu était en couple depuis plus de deux ans. A en croire un écrit sur les réseaux sociaux datant de 2011, l’homme cherchait encore deux pièces manquantes dans sa vie: une femme fidèle et un enfant. Il était domicilié chez sa maman, à Wandre. Au sein de la famille Discry, c’est l’incompréhension la plus totale. Personne ne comprend son geste fou.

Pour rappel, Jean-Yves Discry a abattu un policier qui le fouillait à la suite d’un contrôle. Sorti de sa voiture (mal garée) et fouillé, il a ouvert le feu sur l’un des agents, Maxime Pans, et l’a touché en pleine tête. Son collègue a riposté tout de suite et abattu l’agresseur. Réopéré hier/mardi à l’hôpital de la Citadelle à Liège, l’infortuné policier se trouve toujours entre la vie et la mort.

 Une cagnotte ouverte pour le policier 

Une cagnotte a été lancée par les membres du service d’intervention de Liège pour soutenir le policier. Cette cagnotte est en ligne depuis mercredi. L’initiative est relayée par l’ASBL Belgian Blue Line, qui a pour but d’aider “les policiers blessés lors d’accident ou d’incident grave pendant leur service ou sur le chemin du travail”, d’après le site internet.

Pour y participer, il suffit d’effectuer un virement sur le compte en banque BE33 0689 3075 5746, en indiquant en communication le nom du policier blessé: “Maxime Pans”. Les dons seront intégralement reversés à la victime.

Le ministre De Crem en visite à Liège pour apporter son soutien aux policiers

Le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem (CD&V) s’est rendu mercredi à l’Hôtel de police de Liège afin d’y apporter son soutien aux policiers locaux, forts affectés par la fusillade survenue lundi. “Cette réunion, en toute discrétion, a permis de faire le point sur les événements dramatiques survenus lundi et d’apporter soutien et empathie aux policiers liégeois”, a précisé la porte-parole de la police liégeoise.

Tout au long de la journée, une incertitude avait plané quant à l’état de santé du policier. Le ministre de l’Intérieur avait annoncé à tort son décès dans un tweet. Message rapidement supprimé du réseau social.

Pieter De Crem était accompagné du commissaire général de la police fédérale Marc De Mesmaeker et a été reçu par le chef de corps de la police locale et la première échevine de la Ville de Liège Christine Defraigne. 

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