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Restructurer la dette grecque nous coûterait cher

Une restructuration de la dette grecque engendrerait des pertes d'au moins 7,2 millions d'euros pour la Belgique, selon une note de l'économiste Eric Dor (IESEG School of Management de Paris et Lille), dont font écho plusieurs journaux mercredi.

La Belgique est créancière de la Grèce par le biais de plusieurs mécanismes. Premièrement, dans le cadre du premier plan de sauvetage grec, en 2010, l'État belge a consenti des prêts bilatéraux à la Grèce à concurrence de 1,942 milliard d'euros.

Il faut y ajouter son exposition par l'intermédiaire du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Celui-ci a prêté à l'Etat grec, à partir de 2012, 141,8 milliards d'euros, dont 5,291 milliards proviennent de la garantie apportée à ce fonds par l'Etat belge. Cet argent sera potentiellement perdu si la Grèce ne rembourse pas les obligations arrivant à échéance et que les Etats membres sont priés d'activer leur caution.

Eric Dor souligne, par ailleurs, qu'en cas de sortie de la Grèce de la zone euro et d'un défaut de paiement intégral de sa dette publique, l'État belge pourrait même perdre près de 10 milliards d'euros. Mais ce dernier scénario est encore au stade hypothétique.