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L'homme, qui postait ses messages sous le pseudonyme 'Fidelio', appelait explicitement "à la violence contre les musulmans ainsi qu'à leur assassinat", a estimé le tribunal. Ses actes ont également incité au racisme. "C'est intolérable dans notre société, fondée sur l'égalité des chances sans distinction aucune.” © EPA

Ses tweets islamophobes lui ont coûté cher

Le tribunal correctionnel d'Anvers a condamné mercredi un Anversois âgé de 65 ans à 10 mois de prison avec sursis et à une amende de 800 euros. L'homme était prévenu pour des tweets incitant à la haine et racistes envers les musulmans, ainsi que pour le harcèlement d'Els Keytsman, directrice d'Unia. Le centre interfédéral pour l'égalité des chances s'était porté partie civile.

L'homme, qui postait ses messages sous le pseudonyme 'Fidelio', appelait explicitement "à la violence contre les musulmans ainsi qu'à leur assassinat", a estimé le tribunal. Ses actes ont également incité au racisme. "C'est intolérable dans notre société, fondée sur l'égalité des chances sans distinction aucune.”

L'homme, dont le casier judiciaire était vierge, écope de 10 mois de prison avec sursis en raison de sa personnalité et de ses chances de réintégration dans la société.

“Manque total de respect pour l’humanité et la société”

Une série de préventions ont été jugées établies. Il est question de menace d'attaque, d'incitation à la haine ou la violence à l'encontre d'un groupe, d'une communauté ou de leurs membres, ainsi que de la diffusion d'idées fondées sur la supériorité des races ou la haine des races. 

Il a aussi été condamné pour une série d'infractions à la loi sur les armes. Lors d'une perquisition, il est apparu que l'homme détenait une arme à feu sans permis, ainsi qu'un pistolet d'alarme, un coup de poing américain, une matraque et un spray au poivre. La prévention d'harcèlement de la directrice d'Unia, Els Keytsman, et d'un employé du centre, a aussi été considérée établie.

Le tribunal a souligné la gravité des faits qui témoignent d'un "manque total de respect pour l'humanité et la société".

Dans une réaction, Unia a souligné qu'il était important qu'un juge agisse lorsque les autres possibilités de contrer les messages haineux ont été épuisées. "Il existe peu de jurisprudence à propos de la haine sur Twitter. Alors que nous constatons quotidiennement des menaces systématiques et des messages de haine sur internet."
Unia appelle notamment les réseaux sociaux à fournir plus rapidement les informations sur les comptes anonymes en cas d'indices de graves infractions.