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"Si le SPF Santé publique avait payé à temps, les masques auraient été livrés”

Mahmut Öz, l'homme derrière la société Mossa, réfute par l'intermédiaire de ses avocats mercredi qu'il aurait été question de fraude lors de la commande par la Belgique de 5 millions de masques buccaux. "Si le SPF Santé publique avait payé à temps, les masques auraient été livrés", indiquent ses conseils.

Le SPF Santé publique avait lancé début mars un appel d'offre en urgence pour la livraison de masques chirurgicaux et de type FFP2, auquel avait répondu la firme de Mahmut Öz, qui a figuré par le passé sur des listes Open Vld. Sa société Mossa, basée à Tamise, n'était pas listée en premier parmi les entreprises jugées aptes à assurer la fourniture, mais la première entreprise s'est finalement retirée.

Le fournisseur de Mossa, qui opère depuis Izmir, en Turquie, avait indiqué pouvoir assurer la livraison en trois jours, à condition de disposer de l'argent sur son compte pour le 12 mars. "Mon client avait donc informé le SPF Santé publique de l'importance de transférer les fonds en urgence mais le SPF ne l'a pas fait et l'argent n'est pas arrivé à temps chez le fournisseur", déclare l'un des avocats. 

Plainte introduite

Mahmut Öz assure par la voix de ses conseils avoir alors prévenu le SPF Santé qu'une livraison le 13 ou le 14 mars n'était plus possible. "Selon le contrat, qui stipulait que la livraison interviendrait dans les sept jours suivant la commande, il avait encore jusqu'au 18 mars pour livrer les masques. Il a voulu tout faire pour l'honorer mais il a été arrêté le 13 mars lors d'une réunion avec le SPF Santé”, poursuivent les avocats.

Une plainte a été introduite pour fraude et l'homme d'affaires a été entendu plusieurs heures par la police, avant d'être libéré le lendemain. "Les policiers lui ont dit que la limite pour la livraison expirait le 15 mars à minuit, ce qui n'était pas conforme au contrat. Craignant d'être à nouveau arrêté, il a décidé de se retirer", ajoutent les avocats. 

Mahmut Öz a ensuite convenu avec son fournisseur turc que le montant total serait remboursé. Le 16 mars, 2.968.000 euros ont été transférés au SPF Santé publique. L'avance de 420.000 euros suivra dans les plus brefs délais. 

"Mon client a toujours été transparent dans sa communication avec le SPF Santé. La ministre De Block savait donc qu'il y avait peu de chance que ces masques soient livrés. Elle a annoncé à la presse qu'il y avait eu une fraude. Mon client a été décrit comme un criminel alors qu'il n'a jamais été question d'escroquerie ou de fraude.”

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