Plein écran
Sophie Rohonyi, DéFI. © belga

Six femmes politiques demandent que les droits des femmes soient une priorité

Six femmes actives en politique dans trois formations distinctes (MR, cdH et Défi) lancent un appel à faire des droits des femmes une priorité sociétale dans tous les partis et à tous niveaux de pouvoir. Elle adressent pour ce faire une lettre ouverte, publiée par les titres de Sudpresse jeudi.

Plein écran
Valérie De Bue, MR. © photo_news
Plein écran
Céline Frémault, cdH. © belga
Plein écran
Marie-Christine Marghem, MR. © photo_news
Plein écran
Opaline meunier, cdH. © photo_news
Plein écran
Cécile Jodogne, DéFI. © photo_news

"Nous appelons à un sursaut lors de ces élections. Nous appelons tous les partis et tous les candidats, hommes et femmes, à faire de la défense des droits des femmes une priorité réelle, et pas qu'un discours électoral. Nous nous engageons à nous battre tous les jours pour que le fait d'être une femme ne soit plus jamais synonyme d'être moins qu'un homme", écrivent Céline Frémault (ministre bruxelloise cdH), Valérie De Bue (ministre wallonne MR), Cécile Jodogne (secrétaire d'État bruxelloise Défi), Marie-Christine Marghem (ministre fédérale MR), Sophie Rohonyi (présidente Défi Périphérie) et Opaline Meunier (conseillère communale cdH).

Les mandataires constatent que les expertes et les femmes politiques sont toujours beaucoup trop rares dans les médias, "limitant à l'occasion l'expression des opinions, des valeurs et des combats des femmes politiques". "Pire, cette omniprésence des experts masculins leur permet d'encore et toujours incarner dans l'imaginaire collectif la compétence et l'autorité".

"Nous sommes tous responsables de ce bulletin catastrophique"
Les six femmes dénoncent aussi les violences faites aux femmes, en rappelant notamment le nombre quotidien de viols en Belgique.

"Nous sommes tous responsables de ce bulletin catastrophique: politiques, médias et citoyens. Nous sommes responsables de trop souvent banaliser ce que subissent les femmes. Nous sommes responsables de ne pas accorder une priorité absolue à la lutte contre les violences de toutes formes faites aux femmes", disent-elles encore.