Sophie Wilmès.
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Sophie Wilmès. © Borgerhoff

Sophie Wilmès sur la colère du personnel soignant: “J’ai compris le message et rectifié cette affaire”

À sa demande, la Première ministre Sophie Wilmès a visité deux hôpitaux samedi, l’un à Ath et l’autre à Hasselt. Contrairement à la visite effectuée il y a une semaine à l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles, ses déplacements en province ont été moins chahutés. “J’avais compris le message et j’ai ajusté la politique”, a déclaré la Première ministre. 

Ce samedi, Sophie Wilmès n’a pas été accueillie par une haie de soignants qui lui tournent le dos comme la semaine dernière à l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles. L’action avait suscité un large intérêt médiatique, au-delà des frontières du royaume. Et lundi, des préavis de grève avaient été déposés pour couvrir des actions qui auraient lieu dès le 1er juin. 

“J’avais compris le message samedi dernier et entre-temps j’ai rectifié cette affaire.” La Première ministre se réfère ici aux deux décrets qui ont fait bondir une partie du personnel de santé. Le “superkern” de samedi, organisé en présence des principaux ministres fédéraux et représentants des dix partis favorables aux pouvoirs spéciaux du gouvernement Wilmès, a entériné comme attendu le “retrait” des deux arrêtés royaux qui avaient entraîné une levée de boucliers dans le secteur des soins de santé. Deux nouveaux arrêtés royaux seront publiés pour annuler l’effet des précédents, apprend-on en milieu de journée.

L’un des textes rendait possible de réquisitionner des professionnels de la santé pour résoudre d’éventuelles pénuries dans certains établissements, dans le cadre de la pandémie de Covid-19. L’autre prévoyait la possibilité de déléguer certains soins infirmiers à des professionnels n’étant pas infirmiers. Les deux textes devaient être en vigueur jusqu’en fin d’année.

“Entendre les réalités de terrain du personnel hospitalier”

Mme Wilmès était à l’hôpital Epicura d’Ath en début d’après-midi. “L’objectif de cette visite était d’entendre les réalités de terrain du personnel hospitalier ainsi que les nombreuses difficultés vécues depuis le début de cette crise” du coronavirus, ont indiqué les autorités communales dans un communiqué.

“Je me réjouis d’avoir entendu la Première ministre évoquer le sous financement des hôpitaux”, a commenté Bruno Lefebvre, bourgmestre d’Ath. “Il semble que cette rencontre ait conscientisé la Première ministre aux manques et aux besoins de ce personnel de première ligne et a confirmé les failles existantes dans les soins de santé.”

78 patients gravement atteints

Peu après 16h00, c’est l’hôpital Jessa à Hasselt qui a accueilli la responsable du gouvernement. Lors de sa visite, la Première ministre a suivi la même voie qu’un patient qui aurait été infecté par le COVID-19. Elle a fait un premier arrêt au service des urgences, où elle s’est particulièrement intéressée à la manière dont le personnel soignant organise les différents flux de patients de manière sûre.

Après les urgences, Sophie Wilmès a visité le service de transit, où les patients en chambre isolée attendent le résultat de leur test Covid-19. Elle a ensuite rendu visite au service de soins intensifs. Au plus fort de la crise, cette unité comptait pas moins de 5 services et a reçu au total 78 patients gravement malades, la plupart sous respirateur. 

Encore 32 patients hospitalisés

Le 11 mars, l’hôpital Jessa a admis ses deux premiers patients Covid. Parmi les 476 personnes testées positives depuis le début de l’épidémie, 78 patients ont dû être admis à l’unité de soins intensifs. 

Le nombre total d’admissions a atteint un pic au début du mois d’avril, avec 134 patients Covid, dont 40 dans les unités de soins intensifs. Actuellement, 32 patients Covid sont toujours soignés à l’hôpital, dont 5 en soins intensifs. 

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