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Theo Francken à nouveau entendu dans l'affaire des visas humanitaires

La commission de l'Intérieur de la Chambre entendra une nouvelle fois l'ancien secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken, a-t-elle décidé mercredi.

La semaine passée, la ministre Maggie De Block, qui a succédé à M. Francken, a exposé aux députés un rapport de son administration sur le problème des visas humanitaires qui a mené à l'arrestation d'un conseiller communal N-VA.

Ce rapport a mis au jour l'existence de procédures collectives de délivrance de visas humanitaires au départ du cabinet de l'ex-secrétaire d'Etat N-VA qui répondait à au moins treize intermédiaires particuliers, inconnus des autorités.

Contournant l'administration, ces procédures ont été mises sur pied sans effectuer les traditionnels contrôles d'identité permettant de garantir la sécurité publique et de mesurer la vulnérabilité des demandeurs. S'ils ont bien fait l'objet de contrôles OCAM et Sûreté, la Banque de données nationale générale de la police (BNG) n'a pas été consultée. Ces intermédiaires ne contrôlaient pas non plus la vulnérabilité des demandeurs au contraire de ce qu'avait effectué l'organisation Sant'Egidio lors d'opérations humanitaires précédentes.

De 200 ans par an en 2014, le nombre de migrants passant par cette filière est passé à plus de 2.000 en 2018. Certains chiffres du rapport ont particulièrement interpellé les députés. Alors que les procédures classiques prévoient un enregistrement en Belgique des candidats qui sont accompagnés afin de demander la protection internationale, il n'en a rien été dans le cadre de ces procédures collectives de visas humanitaires.

La commission a entendu M. Francken, redevenu député, le mois passé. La N-VA s'est abstenue au moment de se prononcer sur une nouvelle invitation de l'intéressé.

La date de l'audition n'a pas encore été fixée