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La SNCB et De Lijn revoient leurs tarifs. PICTURE NOT INCLUDED IN THE CONTRACT © photo_news

Tout ce qui change à partir du 1er février

Tarifs en vigueur à la SNCB et chez De Lijn, consommation d’alcool à Bruxelles: voici tout ce qui change à partir du 1er février 2020.

Modification des tarifs de la SNCB

La SNCB et la société de transports régionale flamande De Lijn adaptent leurs tarifs ce 1er février. Pour la compagnie ferroviaire, il s’agira de rendre le train plus attractif pour les voyageurs de loisirs, en plus des navetteurs.

La SNCB souligne que l’adaptation tarifaire moyenne (+1,53%) du billet standard et du billet week-end restera sous l’indice santé (+1,87% dans la période de référence juin 2018-juin 2019).

L’augmentation du prix des abonnements domicile-travail et des abonnements scolaires est de 2,87%. Les produits dérivés des abonnements, tels que la carte Campus, connaissent la même adaptation tarifaire.

La hausse tarifaire moyenne pour tous les autres produits, hors abonnements, s’élève à 1,87%.

Le prix des produits loisirs destinés aux jeunes (Go Pass 1, Go Pass 10 et Go Unlimited: trajets libres pour les jeunes jusqu’à 26 ans), de même que celui du Rail Pass (trajets libres), reste inchangé.

Les prix de la Key Card (pour les courtes distances dans une zone déterminée) et du billet senior augmentent quant à eux respectivement de 0,30 et 0,20 euro par trajet. En outre, les seniors pourront désormais utiliser leur billet senior tous les week-ends en juillet et août (y compris le 15 août): la restriction existant actuellement sera levée.

Chez De Lijn, le ticket SMS passera de 2,25 à 2,65 euros. Les possesseurs d’un smartphone ne débourseront eux que 1,8 euro pour un m-ticket via l’app. Un billet de groupe pour 10 personnes ou plus coûtera désormais 1,60 euro par trajet plutôt que 1,30 euro. Par contre, un aller simple acheté à l’avance sera moins cher: 2,5 euros plutôt que 3. Les abonnements deviennent également plus chers, à l’exception des abonnements mensuels. 

Consommation d’alcool interdite sur le piétonnier la nuit

Dès le premier février 2020, il sera interdit de consommer de l'alcool au centre-ville de Bruxelles, entre minuit et six heures du matin. Le périmètre d'application comprend notamment le boulevard Anspach depuis la place Fontainas jusqu'à la place De Brouckère, les rues latérales (du Midi, des Fripiers, des Halles, des Poissonniers) et les perpendiculaires à cet axe, ainsi que la place de la Monnaie. 

L'interdiction vaut pour tous les breuvages alcoolisés, "distillés, fermentés mixés ou non". Leur dégustation reste en revanche autorisée dans les bars et restos de la zone, ainsi que sur leurs terrasses.

Cette décision du conseil communal de Bruxelles a été prise à la suite de nombreuses plaintes des riverains au sujet de nuisances sonores, d'actes de malpropreté, de vandalisme, de vols et d'effractions en matière de sécurité publique. Des faits souvent attribués à des personnes en état d'ébriété. 

Les contrevenants se verront saisir leur boisson alcoolisée et devront s'acquitter d'une amende pouvant grimper jusqu'à 350 euros. La mesure sera évaluée au bout de six mois. 

Le Luxembourg interdit le glyphosate

Le glyphosate sera totalement interdit d’ici fin 2020 au Grand-Duché du Luxembourg avec une première étape qui débute ce 1er février. Le Luxembourg devient ainsi le premier pays de l’Union européenne à bannir l’herbicide controversé.

D’ici au 31 décembre 2020, les produits phytopharmaceutiques à base de glyphosate seront bannis des sols du Grand-Duché, conformément à l’accord du gouvernement datant de 2018.

L’interdiction se déroule en trois phases: un retrait de l’autorisation de mise sur le marché au 1er février, un délai d’écoulement des stocks jusqu’au 30 juin puis un délai de grâce pour l’utilisation de ces produits fixé au 31 décembre 2020.

Dans les faits, près de 60% des exploitations agricoles du pays ont déjà renoncé au glyphosate, selon le gouvernement luxembourgeois.

La licence d’utilisation du glyphosate dans l’UE, renouvelée en 2017 par l’exécutif européen, court jusqu’au 15 décembre 2022. Mais son sort fait débat dans de nombreux pays. Le Luxembourg espère que sa démarche produira un “effet de levier important” dans l’UE.

En Belgique, les Régions ont d’abord interdit l’usage du glyphosate. Mais le fédéral restait en charge de sa commercialisation. Depuis 2018, la commercialisation, la vente et l’utilisation non professionnelle des herbicides totaux, comme le “Roundup”, est interdite. Depuis le 31 décembre 2018, la vente des herbicides sélectifs (par exemple, le désherbant qui permet d’éliminer les pissenlits, pâquerettes, etc. dans une pelouse) est également proscrite. 

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Le Luxembourg devient le premier pays de l’Union européenne à bannir le glyphosate. © AFP