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Un bébé dans un état critique dans un hôtel près de la gare du Midi

Le parquet de Bruxelles a indiqué, vendredi en fin de matinée, qu'un bébé avait été retrouvé dans un état critique mardi vers 3 heures du matin, dans un hôtel près de la gare de Bruxelles-Midi, à Saint-Gilles, confirmant ainsi une information du groupe Sudpresse. Le parquet a précisé que la mère de l'enfant avait été interpellée puis relaxée après audition par le juge d'instruction, ce dernier ayant estimé qu'il n'y avait pas lieu de l'inculper. De nombreux autres devoirs d'enquête sont encore en cours, a précisé le porte-parole du parquet, Gilles Dejemeppe. "L'accident reste une possibilité", a-t-il dit.

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Hôtel de France © archives

Ce 19 février vers 3 heures du matin, les services de police ont été appelés dans un hôtel aux alentours de la gare du Midi, à Saint-Gilles, a exposé le parquet de Bruxelles. "A leur arrivée, ils ont découvert un bébé de sexe féminin de deux mois qui ne respirait plus. Transporté à l'hôpital, le bébé est dans un état critique", a relaté le parquet.

Libérée après audition
"Au vu des circonstances des faits, la maman qui était présente à l'hôtel a été privée de liberté. Le parquet a requis un juge d'instruction d'instruire du chef de tentative d'assassinat. Après audition, le juge n'a pas inculpé la maman, qui a été libérée le 20 février", a encore indiqué le parquet.

Panique
Selon Sudpresse, la maman, une femme d'une vingtaine d'années, s'est rendue avec ses deux fillettes, âgées de trois ans et de trois mois (deux mois, selon le parquet), à l'Hôtel de France, boulevard Jamar à Saint-Gilles, le 18 février dernier en soirée. Elle y a loué une chambre pour la nuit. Quelques heures plus tard, le 19 février vers 2h30 du matin, la maman est descendue en panique à la réception de l'hôtel en criant "mon bébé" à plusieurs reprises. Le réceptionniste a ensuite appelé les secours et tenté d'apporter les premiers soins à la plus jeune des fillettes, selon le quotidien.

Un traumatisme non expliqué
D'après les déclarations de la mère, sa fille plus âgée aurait accidentellement étouffé sa petite soeur, rapporte Sudpresse. La victime souffrirait d'une hémorragie cérébrale, explicable par un mécanisme d'étouffement, mais présenterait aussi un traumatisme crânien non explicable par une telle manoeuvre, selon les premiers éléments d'enquête dont fait état le quotidien.