Un chauffeur de bus de la Stib conteste son licenciement et porte plainte

Un courrier contestant le licenciement d'un chauffeur de bus a été envoyé à la Stib et une plainte sera déposée en vue de poursuites devant le tribunal du travail dès que le dossier sera complet, a indiqué mercredi Olivier Rittweger de Moor, membre des Conseil d'entreprise et CPPT de la Stib. Derrière cette procédure individuelle, c'est le plan absentéisme de l'entreprise bruxelloise de transport en commun qui est ici mis en cause.

Plein écran
© Photo News

Jaime L. O., qui est entré à la Stib en 2008, a été licencié début janvier. Il a été victime d'un accident du travail en 2011, à savoir un retour de volant causé par un trou sur la route, qui lui a valu une première opération de la main. Il a ensuite eu des polypes potentiellement cancéreux à l'estomac. En 2017, les ligaments de sa main se sont rompus et il a dû à nouveau être opéré.

“Mon dossier est exemplaire”

"Sur cette période, lors des entretiens 'absentéisme', j'ai dû signer des papiers dans lesquels je m'engageais à ne plus tomber malade", avance Jaime L. O. "Mon dossier est exemplaire, si ce n'est ces maladies qui sont justifiées. On m'a mis dehors aux motifs que je n'avais pas respecté mon engagement à ne plus tomber malade et que je désorganise le planning de la Stib. À aucun moment, on ne m'a proposé un poste adapté à mon état de santé, ce qui m'aurait pourtant permis de venir travailler."

Atteinte aux droits des travailleurs

Jaime L. O. espère être réintégré, mais souhaite plus largement mettre un terme à ce qu'il estime être des dérives du plan absentéisme qui portent atteinte aux droits des travailleurs. "On espère que la Stib sera condamnée pour licenciement abusif et que cela fera jurisprudence pour les prochains dossiers", explique Olivier Rittweger de Moor. "Il est impératif que ce plan absentéisme soit retiré. Tous les jours, des conducteurs prennent leurs services alors qu'ils sont souffrants parce qu'ils ont été mis sous pression et ont été obligés de signer des documents dans les entretiens absentéisme. Donc, on risque des accidents." 

  1. Enquête sur une gorgée de vin fatale: de la drogue insérée dans une bouteille encore fermée

    Enquête sur une gorgée de vin fatale: de la drogue insérée dans une bouteille encore fermée

    Le parquet d’Anvers mène une enquête après le décès suspect d'une femme de 41 ans à Puurs-Sint-Amands fin 2019. La quadragénaire a succombé après avoir bu une simple gorgée d'un verre de vin “RED Merlot Cabernet Sauvignon 2016" de la marque Black&Bianco. La bouteille aurait été manipulée et une dose mortelle de MDMA (amphétamines) aurait été ajoutée dans le liquide. Le parquet avertit tout détenteur d’une bouteille similaire d'un risque potentiel et indique qu’il convient de prévenir la police si le bouchon d'une de ces bouteilles semble avoir été manipulé.
  2. Affaire des visas humanitaires: le parquet en appel de la libération sous conditions de Melikan Kucam

    Affaire des visas humanitai­res: le parquet en appel de la libération sous conditions de Melikan Kucam

    Le parquet a décidé mercredi d'interjeter appel contre la décision de la chambre du conseil d'Anvers, mardi, de libérer sous conditions Melikan Kucam. L'ex-conseiller communal N-VA à Malines, soupçonné d'avoir monté une fraude dans l'attribution de visas humanitaires, doit donc continuer à porter un bracelet électronique. L'affaire sera traitée dans les 15 jours par la chambre des mises en accusation.