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Un collectif belge de livreurs Deliveroo appelle aussi au boycott de la Saint-Valentin

Un collectif belge de livreurs Deliveroo a décidé de suivre le mouvement de boycott de la Saint-Valentin. 

Le Clap (collectif de livreurs autonomes parisiens) a appelé ce mercredi au boycott de la plateforme de livraison de repas Deliveroo à partir de vendredi, jour de la Saint-Valentin et donc de forte demande. Ils exigent un “tarif décent”, dont une prise en charge minimum de 5 euros, une couverture sociale et la prise en compte des frais assumés par les livreurs, soit 25 à 30 euros de l’heure. 

L’incertitude planait quant à la participation à cette action de leurs collègues belges. Contacté par 7sur7, le “Collectif des coursier-e-s”, représenté par Jean-Bernard Robillard, a annoncé qu’il suivrait cet appel au boycott: 

Nous soutenons et suivons l’appel au boycott de Deliveroo émis par nos collègues coursiers français ainsi que leurs revendication qui rejoignent en beaucoup de points celles des coursiers européens et les nôtres en particulier. 

Nous demandons à court terme:

- une adresse de livraison visible (NDLR: les livreurs ne connaissent pas leur destination au moment d’accepter une course) 

- une augmentation salariale significative pour tous les coursiers

- des temps d’attente (dans les restaurants) payés à raison de 1 euro/5 minutes

- une assurance pour les dommages physiques et/ou une invalidité

Nous demandons à long terme:

- un revenu minimum horaire de 14 euros net/h

- le choix pour le coursier de son statut (indépendant ou salarié)

- la mise en place d’une vraie négociation collective (coursiers, syndicat, et différents partenaires)

“L’inquiétude” des coursiers

Jean-Bernard Robillard rappelle également "la forte inquiétude des coursiers quant à leurs conditions de travail de plus en plus précaires” et les “régimes fiscaux que Deliveroo continue à leur imposer” (NDLR: voir publication ci-dessous). Le représentant alerte les autorités sur les méthodes de Deliveroo: “Des coursiers sont déconnectés, pour ne pas dire exclus, de la plateforme Deliveroo du jour au lendemain. L’article 8.2 de la convention Deliveroo leur permet en effet de mettre fin à la collaboration avec un coursier à n’importe quel moment”, dénonce-t-il. “Pour tous ces arguments et bien d’autres il est clair que le collectif soutient et suit cet appel au boycott”, conclut-il. 

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