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Un couple voit de son lit un drone le filmer par la fenêtre

Expérience très désagréable pour un couple de Saint-Nicolas-Waes dans la nuit de jeudi à vendredi. Alors que les deux Saint-Niclusiens étaient montés se coucher, ils ont réalisé qu'un drone les filmait par la fenêtre de leur chambre.

"Nous n'avons compris de quoi il s'agissait que lorsque nous avons regardé dehors", se souviennent, choqués, les deux habitants de la Colmarstraat. Ceux-ci venaient de monter se mettre au lit lorsque, peu avant minuit, ils ont entrevu quelque chose d'anormal. "Nous n'avions pas encore fermé les rideaux et nous avons vu qu'un drone volait juste devant la fenêtre de la chambre. Il était clairement en train de nous filmer", relate la victime.

Cambrioleurs ou pervers?
"Quand mon ami s'est dirigé vers la fenêtre, le drone s'est immédiatement enfui. Il a encore survolé les maisons avant d'être récupéré par quelqu'un qui l'a ensuite placé dans une camionnette blanche. Il s'agit sûrement de cambrioleurs qui inspectent de la sorte certaines maisons pour mieux commettre leurs méfaits. Malheureusement, nous n'avons pas su noter le numéro de plaque", regrette la jeune femme.

Ce n'est pas la première fois que des drones sont repérés dans le quartier mais qu'un de ces appareils filme jusque dans l'intimité des gens, "cela devient alarmant", s'inquiète encore le couple.

Vie privée
Actuellement, la loi n'est pas encore claire vis-à-vis des drones. Le gouvernement fédéral est donc à pied d'oeuvre pour fournir un cadre légal à l'utilisation de ce type d'engins. Ces derniers sont pourtant déjà en pleine expansion et n'importe quel quidam peut désormais s'en procurer un sur internet pour quelques centaines d'euros.

La police locale, dans l'attente d'une réglementation limpide, est stricte les concernant. Fin décembre, un jeune homme a reçu un procès-verbal après qu'il est allé déposer plainte au commissariat après avoir "égaré" son drone. Il s'est en effet avéré qu'il n'avait pas le droit de le faire voler. La ville de Saint-Nicolas, quant à elle, examine le projet de développer son propre réseau de drones, mais la commission vie privée devra d'abord se prononcer en février sur cette idée.

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