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Un étudiant sur 5 a réussi l'examen d’entrée en médecine

La seconde épreuve de l’édition 2019 de l’examen d’entrée aux études de médecine et dentisterie en Fédération Wallonie-Bruxelles, qui s’est tenue le 4 septembre dernier, a affiché un taux de réussite de 19,25%, avec 497 lauréats sur 2.582 cas délibérés, annonce samedi l’Académie de recherche et de l’enseignement supérieur (Ares), organisatrice de l’examen. Cela porte à un total de 1.044 le nombre d’étudiants retenus, en comptabilisant ceux qui avaient déjà franchi l’obstacle en juillet dernier.

Parmi les personnes non-résidentes, 156 ont obtenu les moyennes requises pour les deux filières. Pour la dentisterie, leur nombre étant supérieur à 30% des réussites, il a cependant été nécessaire de procéder au classement prévu pour respecter le contingentement fixé. C’est une première depuis la mise en place de cet examen d’entrée. Ce sont finalement 14 lauréats non-résidents qui ont été retenus et qui recevront leur attestation de réussite, au détriment de 7 autres.

Il y a donc finalement 149 lauréats ne résidant pas en Belgique sur un total de 862 à avoir passé l’épreuve de septembre, soit un tiers de l’ensemble des candidats (2.582).

Parmi ce dernier nombre, 85% prétendaient à devenir médecin tandis que 15% aspiraient au métier de dentiste, une proportion à l’avantage des premiers semblable aux autres années. Huit sur dix ont déjà pris part à au moins une des éditions précédentes et 20% tentaient leur chance pour la première fois.

Ils sont ainsi 2.197, dont 712 non-résidents, à avoir tenté leur chance en médecine. Le taux de réussite y a été de 20,48%, avec 450 lauréats. En dentisterie, 385 étudiants, dont 235 résidant en Belgique, se sont frottés à l’épreuve et 47 (soit 12,21%) ont été retenus. De ce total de 497 lauréats, 149 sont des non-résidents.

En juillet, 3.535 étudiants avaient passé l’examen et seuls 547 d’entre eux avaient réussi l’épreuve, pour un taux de réussite de 15,47%.

Globalement, ce sont donc quelque 4.000 jeunes qui ont présenté au moins une des deux épreuves organisées cette année, note l’Ares. Parmi eux, deux fois plus de femmes que d’hommes, une tendance déjà observée lors des éditions précédentes et que l’on constate aussi en Communauté flamande. Avec finalement 1.044 étudiants retenus (958 en médecine et 86 en dentisterie), un peu plus d’un sur quatre a donc réussi à franchir l’obstacle.

L’enseignement supérieur belge attractif

Et, dans ces lauréats, 25% sont des non-résidents. “Illustration de la grande attractivité de l’enseignement supérieur belge francophone en général, et pour les domaines médical et paramédical en particulier. Illustration aussi qu’une part des futurs médecins et dentistes que nous formons dans nos universités retourneront certainement dans leur pays d’origine une fois diplômés”, commente Julien Nicaise, administrateur de l’Ares.

Un cas de fraude a par ailleurs été constaté, au contraire de l’édition de juillet, et l’examen en question a été annulé. Sur l’ensemble des examens précédents, trois cas similaires avaient été avérés.

Pour être autorisés à suivre les études de leur choix, les jeunes devaient obtenir une note de 10/20 pour les deux parties évaluées, soit les matières scientifiques, et communication et analyse. Chaque partie est composée de quatre matières pour lesquelles il fallait atteindre la note de 8/20 au minimum.

Ceux qui ont déjà passé l’épreuve sur deux années académiques différentes devront à présent attendre un délai de cinq ans avant de pouvoir tenter un nouvel essai. Ainsi, un candidat qui a échoué en 2017 et en 2019 devra attendre 2022 avant de pouvoir passer l’examen d’entrée une nouvelle fois. S’il a tenté sa chance en 2018 et 2019, il devra patienter jusque 2023, le laps de temps étant calculé à partir de l’année de la première tentative.

Les universités vont maintenant être prévenues du nombre d’étudiants supplémentaires qu’elles doivent accueillir. Lors de son inscription, le candidat devait en effet notifier à l’Ares l’institution dans laquelle il désire entamer ses études. 

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