Paul Magnette, président du PS.
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Paul Magnette, président du PS. © Belga

Un gouvernement pour septembre? “85% des Belges n’ont pas voté N-VA, De Wever n’est pas le Roi Soleil”

Des négociations en vue de constituer un gouvernement fédéral pourraient reprendre à la fin du mois de juin en vue d'aboutir au mois de septembre, a indiqué dimanche le président du PS, Paul Magnette, sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVi).

"Un gouvernement en septembre, c'est le but", a-t-il expliqué, en n'excluant pas qu'en cas d'échec, des élections soient organisées. "Sinon, il n'y a pas de mal à demander l'avis des citoyens parce qu'on va devoir prendre des décisions très importantes pour les 10, 20 ans à venir."

Le président des socialistes n'écarte pas non plus l'hypothèse d'un gouvernement minoritaire, soutenu depuis l'opposition en fonction des projets politiques, comme en connaissent plusieurs pays européens. "Ce n'est pas ma préférence, c'est mieux d'avoir un vrai gouvernement mais cela vaut mieux que le chaos et l'immobilisme", a-t-il ajouté.

La relance de négociations amènera à nouveau la question d'une alliance entre le PS et la N-VA, une mission impossible depuis les élections. "J'attends de voir si la N-VA est prête à faire des concessions", a souligné M. Magnette, en énonçant certains des thèmes qui lui étaient chers... et difficiles à accepter pour les nationalistes flamands, dont un impôt sur la fortune ou l'abandon des revendications institutionnelles.

De son côté, le président de la N-VA, Bart De Wever, a exprimé dimanche passé sa volonté de retourner à la table des négociations avec le PS pour la formation d'un gouvernement dès que les pouvoirs spéciaux auront expiré. Mais dans le même temps, il a accusé le PS de vouloir faire payer la crise au "Flamand qui travaille, épargne et entreprend".

"Il n'a pas changé: une fois par mois, Bart De Wever injurie les Wallons, attaque le PS", a soupiré M. Magnette. "Je ne suis pas obsédé par la N-VA: 85% des Belges n'ont pas voté pour la N-VA. Arrêtons de faire comme si Bart De Wever était le centre du monde, le Roi Soleil. Depuis deux mois, les deux leaders politiques n'ont plus eu de contact, a précisé M. Magnette. 

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