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Rassemblement organisé par la FGTB, mardi à Bruxelles © Photo News

Un million d'euros d'amende pour les TEC

service minimumLe gouvernement wallon a annoncé jeudi une sanction financière de près d’un million d’euros pour l’Opérateur de transport de Wallonie, la maison-mère des TEC, à la suite du non-respect du service garanti au sein des TEC, lors de la journée d’action organisée mardi par la FGTB.

Le montant exact de cette sanction doit encore être calculé mais il correspond au montant d’indemnité prévue dans le contrat de gestion, en cas de non-exécution du service pour une journée de fonctionnement, majorée de 10%.

L’exécutif régional demande également une révision de la convention de médiation syndicale en excluant le financement du syndicat socialiste. En d’autres mots, les emplois au sein de la FGTB financés par le groupe TEC afin notamment de permettre la concertation sociale pourraient passer à la trappe.

Enfin, le gouvernement assure “qu’en l’état actuel de non garantie du service continu, pour l’exploitation de toutes nouvelles lignes, il sera désormais systématiquement prévu de recourir à la sous-traitance privée”.

Une “propagande électorale exécrable”

Johan Lambert, de l’Interrégionale wallonne de la CGSP, a réagi avec fureur jeudi aux annonces de la décision du gouvernement wallon. Dans un bref communiqué, il évoque une “propagande électorale exécrable” de la part de la coalition wallonne MR-cdH à l’approche des élections du 26 mai, exemple de “malhonnêteté intellectuelle” sur un “ton très populiste”. Les menaces claires de l’exécutif envers le financement du syndicat socialiste au niveau du groupe TEC, en particulier, ne passent pas: “Ces pratiques sont inquiétantes pour l’avenir de notre Etat de droit. Ira-t-elle jusqu’à les enfermer dans des camps?”, s’exclame le syndicaliste. La menace tout aussi limpide de confier l’exploitation de futures nouvelles lignes à des opérateurs privés n’est pas davantage appréciée.

La CGSP souligne en revanche qu’un préavis de grève avait été introduit en temps voulu pour l’action de mardi, qui “n’a d’ailleurs pas été contesté par la direction générale de l’OTW”, le syndicat ayant donc bien respecté les règles dans son mouvement de grogne.

Ce dernier affirme que le ministre compétent a “sous-financé le groupe TEC” durant les dernières années et rappelle le fait que les organisations syndicales n’ont pas été consultées avant l’adoption du nouveau contrat de gestion en janvier dernier, contrat de gestion qui a justement ouvert la porte à la possibilité d’une sanction financière en cas d’interruption du service.