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Les incidents à Gilly (Charleroi) © RTL info

Une manifestation antifasciste dispersée à Charleroi: la FGTB et le PTB dénoncent la violence de la police

Mise à jourUne centaine de manifestants qui s'opposaient, samedi, à la tenue d'une réunion fondatrice d'un parti d'extrême droite à Gilly ont été dispersés par la police après avoir tenté d'empêcher des sympathisants de ce parti de rejoindre la réunion, indique David Quinaux, porte-parole de la police de Charleroi.

Samedi, des membres d'un parti d'extrême droite en devenir s'étaient retrouvés pour une réunion privée dans une habitation de la banlieue de Charleroi. Des manifestants, réunis à l'invitation de la FGTB, avaient reçu l'autorisation de manifester à condition de "ne pas bloquer l'accès au bâtiment privé". 

Recours aux gaz lacrymogènes

"Finalement, l'accès au bâtiment a été bloqué et après quatre avertissements, nous avons dû utiliser la contrainte pour faire reculer les protestataires. Une bagarre a suivi entre les manifestants et des membres du parti et nous avons dû avoir recours à des gaz lacrymogènes", précise le porte-parole de la police. Parallèlement, un groupe de six individus en treillis et muni de gants de frappe, se présentant comme anarchistes, se sont placés devant la police pour en découdre et l'arroseuse a dû être utilisée pour les disperser. 

La police a procédé à sept arrestations administratives, dont les six individus qui avaient provoqué les policiers.

La FGTB condamne “la violence policière”

Dans une réaction sur les réseaux sociaux, Robert Vertenueil, le président de la FGTB, a "fermement condamné la violence policière intervenue ce jour contre des militants FGTB rassemblés à Charleroi contre l'extrême droite. Coups de matraques, pompe à eaux, bousculades contre des citoyens et des militants qui refusent de voir émerger l'extrême droite c'est INACCEPTABLE", a-t-il écrit. 

“La liberté des fachos”

Germain Mugemengango, porte-parole francophone du PTB, estime aussi que "la répression de la manifestation antifasciste survenue à Charleroi aujourd'hui n'est pas acceptable". "Les autorités de la Ville et le bourgmestre Paul Magnette ont choisi de protéger la liberté des fachos à se rassembler plutôt que le droit des antifascistes de manifester leur opposition à ce congrès de fondation", a-t-il encore regretté. 

La Ville de Charleroi, de son côté, précise avoir donné pour mission à la police “d’éviter tout débordement”. Le bourgmestre Paul Magnette (PS) a demandé qu’un rapport soit établi sur les méthodes utilisées, ajoute-t-elle.