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La 16e saison de la terrasse 02 s'est ouverte le 17 mai. Elle proposera jusqu'au 20 juillet, de midi à minuit et 7 jours sur 7, une offre de restauration, des brunchs, des marchés bio, des vernissages ou encore des rendez-vous after-work. © BELGAONTHESPOT

Victoire juridique pour la Terrasse O2

UccleLa terrasse O2, située à Uccle sur le site de l'ancien hippodrome, à l'orée de la forêt de Soignes, a obtenu un nouveau permis d'urbanisme le 23 mai, ont annoncé vendredi Denis Van Praet et Benoît Marquezy, concepteurs et organisateurs de cet événement éphémère et dirigeants de la société Simply Better. Ils ont officiellement reçu le document ce mardi. 

La terrasse O2, située à Uccle sur le site de l’ancien hippodrome, à l’orée de la forêt de Soignes, a obtenu un nouveau permis d’urbanisme le 23 mai, ont annoncé vendredi Denis Van Praet et Benoît Marquezy, concepteurs et organisateurs de cet événement éphémère et dirigeants de la société Simply Better. Ils ont officiellement reçu le document ce mardi.

Une riveraine habitant en face du parking a introduit un recours en suspension et en annulation début mai devant le Conseil d’État contre le permis d’urbanisme délivré le 30 avril. L’arrêt prononcé le 16 mai a suspendu l’acte. Pour le recours en annulation, la délivrance d’un nouveau permis va rendre la procédure sans objet au fond. Dans l’arrêt, le Conseil d’État présume que la mobilité autour de l’événement repose entre autres sur l’usage du parking.

Parking de la discorde

Fin janvier, le Conseil d’État avait suspendu en extrême urgence le permis d’urbanisme délivré le 6 décembre dernier par le fonctionnaire délégué à l’urbanisme de la Région bruxelloise aux exploitants du parc de loisirs Drohme sur le site de l’hippodrome de Boitsfort, et ce principalement à cause de l’usage de ce parking. S’il est utilisé de longue date par les promeneurs, le Conseil d’État a estimé de prime abord que son emploi pour les visiteurs d’un parc de loisirs n’est pas compatible avec l’affectation en zone forestière inscrite au plan régional d’affectation du sol. L’affaire doit encore être jugée sur le fond en annulation.

Face à cette décision, le parking en cause a été fermé dès le 16 mai en déployant une signalisation et en affectant un garde à l’entrée pour ne laisser passer que les promeneurs. Correction du permis a également immédiatement été demandée à la Région pour tenir compte des critiques du Conseil d’État. Le nouveau permis a été obtenu avant la notification de la décision du Conseil d’État et avant qu’un ordre de fermeture ne soit reçu.

Contrairement à ce que pensent des riverains ou des comités de défense du site de l’hippodrome qui ont communiqué par voie de presse, les organisateurs n’agissent pas dans l’illégalité en faisant fi des décisions de justice. En 2018, la même riveraine a introduit par trois fois des recours devant le Conseil d’État. Les deux premiers ont donné lieu à des modifications du permis d’urbanisme - toujours principalement à cause de l’usage du parking - et le troisième a été rejeté, le Conseil d’État considérant alors le troisième permis en ordre. Aucun autre recours n’a été introduit pendant les 14 premières années d’exploitation.

“Pas une discothèque à ciel ouvert”

Pour sa 16e saison, la terrasse 02 a ouvert le 17 mai au public, et sur invitation les 15 et 16. Elle proposera jusqu’au 20 juillet, de midi à minuit et 7 jours sur 7, une offre de restauration, des brunchs, des marchés bio, des vernissages ou encore des rendez-vous after-work. Ce concept éphémère de deux mois, qui assure 42 emplois à temps plein, nécessite chaque année de renouveler plusieurs permis temporaires d’urbanisme et d’environnement, les autorisations de la commune et des pompiers et de soumettre un plan de mobilité."On a créé une bulle d'oxygène dans la ville et proposé un concept extérieur, l'un des derniers à Bruxelles puisque, des apéros urbains à Bruxelles les Bains, les rendez-vous en plein air proposés aux Bruxellois ont disparu les uns après les autres", souligne Denis Van Praet. "Nous avons franchi l'an dernier le cap des 600.000 visiteurs depuis sa création." Il se défend de tenir une "discothèque à ciel ouvert". "On est un concept 'before'. A minuit, on arrête la musique et on ferme le bar.”

Une réussite, sans aucun subside

Benoît Marquezy fait valoir leurs efforts, accomplis au fil des saisons sans aucun subside. "Tout est trié. Les pailles sont biodégradables ou en bambou. Au restaurant, on travaille en circuit court. On recycle les matériaux et ces dernières années, on a pris contact avec tous les intervenants de la mobilité alternative.”

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