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Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles était appelé à trancher jeudi l'imbroglio né autour des demandes adressées à plusieurs centaines d'étudiants du supérieur de rembourser les allocations d'études qu'ils ont perçues alors qu'ils n'y avaient en réalité plus droit. © Photonews

Victoire pour les étudiants: ils ne devront pas rembourser les allocations indûment perçues

Bourses d'étudesLe recouvrement des allocations d'études indûment perçues dans l'enseignement supérieur est abandonné, a annoncé jeudi le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles lors d'une conférence de presse organisée à l'issue du conseil des ministres.

L'abandon du recouvrement concerne les années académiques 2016-2017 à 2019-2020. En outre, les étudiants ayant déjà remboursé partiellement ou totalement leur allocation d'études, obtenues pour les années 2016-2017 et 2017-2018 seront remboursés. La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), a par ailleurs été chargée de proposer une solution structurelle dès la prochaine rentrée académique.

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles était appelé à trancher jeudi l'imbroglio né autour des demandes adressées à plusieurs centaines d'étudiants du supérieur de rembourser les allocations d'études qu'ils ont perçues alors qu'ils n'y avaient en réalité plus droit.

En décembre dernier, le gouvernement avait décidé de suspendre ces demandes de remboursement, le temps de réaliser une analyse juridique et budgétaire du dossier. 

Les étudiants crient victoire

“Victoire pour les étudiants! “, se réjouit jeudi la Fédération des Etudiants Francophones (FEF) à la suite de l’annonce du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles d’abandonner le recouvrement des allocations d’études indûment perçues.

“Après plusieurs semaines de mobilisation et de négociation, le gouvernement a annoncé faire marche arrière et annuler le processus de remboursement des allocations d’études”, salue dans un communiqué la FEF. Le syndicat étudiant estime avoir “obtenu gain de cause”.

“La FEF applaudit ce revirement et accueille la victoire avec satisfaction pour ces étudiants en situation difficile. Elle rappelle néanmoins la nécessité de supprimer le critère de finançabilité pour que ce genre de problématique ne se reproduise plus. Forte de cette victoire, la FEF défendra les étudiants dans ce sens, pour un enseignement public, gratuit, de qualité et accessible à tous”, conclut-elle.