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Viol collectif à Chaudfontaine: le calvaire de l’adolescente aurait duré 3 à 4 heures

On en sait un peu plus sur les circonstances du viol collectif survenu il y a un peu moins de deux mois à Ninane (Chaudfontaine). Les faits se seraient déroulés lors d’une fête d’anniversaire, qui a complètement dégénéré.

Tout s’est passé la nuit du samedi 30 au 31 mars dernier. Lors de cette soirée organisée chez l’un des jeunes en l’absence des parents, l’alcool aurait coulé à flots et du cannabis aurait également été consommé, révèlent les éditions Sudpresse.

Apparemment, on ignore combien de jeunes étaient présents au début de la soirée mais en tout cas, la jeune fille se serait retrouvée seule avec sept jeunes, dont cinq mineurs âgés de 13 à 17 ans, et deux jeunes de 18 ans. Ils nient lui avoir administré de la drogue à son insu, dans son verre par exemple, mais avouent avoir profité de son état d’inconscience pour abuser d’elle.

Le calvaire de la victime, filmé non-stop par l’un des jeunes, aurait duré 3 à 4 heures. L’auteur de la vidéo diffusée sur Snapchat serait le seul à ne pas avoir participé aux viols, même si sur le plan légal, il a bel et bien participé aux faits. Il a lui aussi été privé de liberté. Les auteurs, dont le plus jeune n’a que 13 ans, sont tous originaires de la région liégeoise. Les cinq mineurs ont été placés en IPPJ fermé. Les deux autres ont, quant à eux, été placés sous mandat d’arrêt par le juge d’instruction.

Catherine Collignon, le premier substitut du procureur du Roi de Liège, a précisé qu’elle ne s’exprimerait plus, compte tenu de la nature très sensible du dossier et de sa mise à l’instruction.

Quatre viols collectifs par jour en Belgique

Chaque semaine, quatre viols collectifs sont déclarés en Belgique, selon les chiffres de la police fédérale, évoqués dans La Libre Belgique et les titres Sudpresse mardi. En 2017, 212 viols collectifs ont été enregistrés, mais d’autres ne sont vraisemblablement pas dénoncés.

Le phénomène de viol “en tournante” n’est pas neuf. On en comptait plus de 250 par an entre 2009 et 2012. En 2017, 212 viols collectifs ont été enregistrés comme tels dans les statistiques policières de criminalité. Tous les arrondissements sont touchés: l’an passé on en a dénombré 39 dans la Région de Bruxelles-Capitale, 28 à Charleroi, 26 à Liège, six à Namur, cinq dans le Brabant wallon, cinq dans le Luxembourg et un à Eupen.