Bart De Wever et Paul Magnette, les présidents de la N-VA et du PS.
Plein écran
Bart De Wever et Paul Magnette, les présidents de la N-VA et du PS. © Klaas De Scheirder / Photo News

Voici les demandes “imbuvables” de la N-VA pour le PS

Formation fédéraleAlors que la mission des informateurs royaux Georges-Louis Bouchez et Joachim Coens touche à sa fin, la situation ne semble guère avoir évolué au niveau fédéral. La faute à la N-VA, a dénoncé le président du PS, Paul Magnette, à l’issue du bureau de son parti ce lundi.

Malgré plusieurs dizaines (!) de réunions, socialistes francophones et nationalistes flamands ne parviennent toujours pas à s’entendre. Dimanche soir, Paul Magnette a d’ailleurs recalé l’idée d’une mission royale en duo avec Bart De Wever, le président de la N-VA.

Fini de jouer

À l’issue du bureau de son parti ce lundi, le président du PS a fait part de son exaspération quant à l'attitude de la N-VA, qu’il accuse de n’avoir fait aucune ouverture depuis le début des négociations. “Cela a assez duré”, a lancé le Carolo. Malgré la “bonne volonté du PS", a-t-il souligné.

“Si on veut faire un gouvernement sans le PS, et bien qu’on le fasse mais que l’on ne demande pas au PS de mener une politique de droite. Nous voulons donner une réponse sociale aux défis qui se posent et non poursuivre la politique du gouvernement précédent qui a été largement sanctionnée par les électeurs”, a ajouté Paul Magnette.

Régionalisation toute, le confédéralisme en 2024

Devant les mandataires de son parti, M. Magnette a fait un catalogue des mesures mises sur la table par la N-VA dans les divers domaines de discussion. À bonne source, l’on rapportait quelques-unes d’entre elles. Ainsi en matière institutionnelle, les nationalistes voudraient en arriver au confédéralisme à l’issue de la législature, soit en 2024, en régionalisant déjà d’ici là justice, police, soins de santé et SNCB. Toute refédéralisation, comme l’ont plaidée certains partis, serait exclue.

Flexi-jobs à gogo

En matière d’emploi, la N-VA heurte de plein fouet le PS puisqu’elle aurait, selon le rapport fait par M. Magnette, proposé pêle-mêle la limitation des allocations de chômage dans le temps et/ou l’accroissement de la dégressivité des allocations, l’extension des flexi-jobs ou encore le paiement des allocations de chômage à des prestataires privés (actuellement, ce sont les syndicats ou une caisse autonome qui s’en chargent).

Pas de pension minimum à 1.500 euros

En matière de pension, si la N-VA s’est montrée encline à une revalorisation des pensions les plus basses, elle ne se serait en revanche pas engagée dans la voie d’une pension minimum à 1.500 euros et aurait plaidé pour une baisse de la pension en cas de chômage, interruption de carrière, etc. En matière de santé, les économies se poursuivraient à concurrence de 5,2 milliards et le rôle des mutuelles -régulièrement critiquées par les nationalistes- serait singulièrement réduit.

Pas d’ambition climatique

En matière climatique, les nationalistes souhaitent manifestement se contenter d’une ambition minimale et remettent en cause le planning de sortie du nucléaire.

Une politique d'immigration toujours plus stricte

En matière d’immigration, il serait question d’une augmentation de la capacité des centres fermés et, comme le préconise une proposition de loi N-VA, d’un durcissement des conditions du regroupement familial.

Paul Magnette au siège du PS à Bruxelles, le 27 janvier 2020.
Plein écran
Paul Magnette au siège du PS à Bruxelles, le 27 janvier 2020. © BELGA