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Wezembeek-Oppem s'oppose aux convocations "illégales" uniquement en néerlandais

L'administration communale de Wezembeek-Oppem, l'une des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise, a annoncé lundi l'envoi de convocations électorales "parfaitement légales" pour le scrutin communal du 14 octobre prochain, c'est-à-dire établies dans la langue choisie par chaque électeur, contrairement à celles - uniquement en néerlandais - envoyées par le gouverneur du Brabant flamand, Lode De Witte.

"Il apparaît que ces convocations ne respectent pas l'arrêt du Conseil d'Etat du 17 mai dernier qui validait le droit des habitants de notre commune à recevoir de tels documents directement en français s'ils en avaient fait préalablement la demande écrite auprès de l'administration communale", indique un avis à la population portant notamment la signature du bourgmestre de Wezembeek-Oppem, Frédéric Petit (MR).

Les électeurs de la commune ont reçu le 14 septembre une convocation uniquement rédigée en néerlandais et pouvant être obtenue en français sur demande, soit auprès de l'administration provinciale à Louvain, soit à l'administration communale.

Selon cette dernière, "toutes ces convocations sont rédigées exclusivement en néerlandais et ne tiennent pas compte du choix des habitants d'être servis en français, valablement enregistré pour quatre ans auprès de notre administration".

Les bourgmestres des six communes à facilités de la périphérie avaient déjà adressé à la mi-septembre un courrier à la ministre flamande des Affaires intérieures, Liesbeth Homans (N-VA), lui demandant de revenir sur sa décision d'adresser les convocations électorales à tous les habitants de leurs communes en néerlandais, qu'ils soient néerlandophones ou francophones.