Willy Borsus tend la main au PS et à Ecolo

Mise à jourWilly Borsus souhaite “une majorité solide pour une Wallonie solide”.

Plein écran
Willy Borsus © Photo News

Le MR a multiplié les messages ces derniers jours pour lancer des négociations en vue de former une majorité avec le PS et Ecolo en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles. Alors que le PTB et le cdH ne participent plus aux consultations politiques menées par le PS, et que socialistes et écologistes continuent de défendre des formules de gouvernements minoritaires à deux, les seules coalitions majoritaires encore possibles au sud du pays rendent le MR incontournable.

Citation

Nous avons laissé du temps au temps mais, désormais, nous insistons sur le fait que le moment est celui d'une alliance forte.

Willy Borsus

Une majorité large

Les réformateurs disent préférer la tripartite arc-en-ciel (PS-MR-Ecolo) à la bipartite PS-MR, non seulement parce qu’ils estiment qu’elle correspondrait mieux au résultat des élections, mais aussi afin de mener des réformes sur base d’une majorité large.

Au micro de Fabrice Grosfilley, le ministre-président sortant du gouvernement wallon a clamé la volonté du MR de s’allier avec le PS et Ecolo. Il souhaite construire un projet fort, basé sur des convergences en matière d’écologie et d’emploi, tout en gardant à l’esprit l’identité de chaque parti. “Nous souhaitons inclure les résultats des élections, et la famille écologiste a bien progressé en Wallonie. De plus, les deux plus grandes familles politiques sont les socialistes et les libéraux”, a insisté M. Borsus sur les ondes de Bel-RTL.

Le chef de l’équipe MR-cdH sortante, qui a perdu sa courte majorité après la défection d’une députe, plaide pour un gouvernement “stable et large”. “Il y a beaucoup d’enjeux: la création d’emplois et d’activités, l’enjeu climatique, les investissements dans la mobilité, les hôpitaux, le logement, la lutte contre la pauvreté”, énumère-t-il dans La Libre. Il rappelle aussi l’extinction progressive des mécanismes de solidarité entre le nord et le sud du pays à partir de 2025.

La coalition coquelicot

Au sujet de la coalition proposée par le parti écologiste, qui allierait le PS, Ecolo et des collectifs citoyens, Willy Borsus salue l’idée nouvelle, mais craint un manque de solidité du projet. Il ajoute: “Il faut voir ce que cela peut donner quand il faudra définir des budgets, faire des choix et rendre compte au niveau du Parlement”.

Réformes éthiques

Le week-end dernier, Jean-Luc Crucke, vice-président du MR et ministre wallon sortant, avait souligné sur la RTBF et dans Le Soir qu’une tripartite permettrait aussi, vu la majorité des deux tiers dont elle disposerait, de mener de nouvelles réformes éthiques et d’autres plus structurelles.

Le financement de la Communauté française

Quant aux échéances, la date symbolique du 21 juillet sera compliquée à tenir vu la complexité des dossiers en jeu, juge M. Borsus. Notamment pour la Communauté française (Fédération Wallonie-Bruxelles), où la dette pourrait passer de 8 milliards d’euros cette année à près de 12 milliards dans cinq ans, selon les chiffres du Centre de recherches en économie régionale et politique économique de l’UNamur publiés dans Le Soir mardi.

“Nous réclamons un audit approfondi des finances et de l’endettement de la Communauté française, mais aussi de réexaminer une certain nombre de décisions”, affirme Willy Borsus. Il juge qu’un nouveau refinancement de la Communauté française serait “extrêmement difficile” à obtenir. “Quelle entité pourrait dégager des moyens pour elle? “, s’interroge-t-il. 

  1. La désignation de Didier Reynders ne fait pas que des heureux

    La désignati­on de Didier Reynders ne fait pas que des heureux

    Les réactions se sont succédées durant la nuit à la suite de l'annonce de Charles Michel du choix du libéral Didier Reynders comme candidat commissaire européen pour la Belgique. La N-VA et les partis qui se trouvaient dans l'opposition au fédéral sont prompts à regretter l'absence d'un débat parlementaire en bonne et due forme, tandis que les libéraux flamands, partenaires de la coalition sortante, n'ont pas manqué d'applaudir la désignation d'un collègue de gouvernement.