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Crédit-temps, attention changements

Les partenaires sociaux ont signé une nouvelle convention collective de travail - la CCT 103ter - sur le crédit-temps, annonce mardi le front commun syndical (CSC-FGTB-CGSLB). Ses grandes lignes: l'extension du crédit-temps pour soins à 51 mois, son ouverture aux cohabitants, son adaptation à la garde alternée des enfants et le maintien du crédit-temps de fin de carrière. Par contre, le crédit-temps sans motif et sans allocation est supprimé.

Dans le cadre de la modernisation du système, les partenaires sociaux ont introduit le congé parental à 1/10e temps, "et ce afin de rencontrer l'intérêt des parents en garde alternée d'un enfant ou les travailleurs en recherche d'une solution pour le mercredi après-midi", précisent les syndicats dans un communiqué commun. Ce droit est ouvert pendant 40 mois.

Par ailleurs, la définition de "belle-famille" a été élargie, les cohabitants légaux pouvant désormais bénéficier d'un crédit-temps pour s'occuper d'un membre de la famille au premier degré.

La nouvelle CCT préserve également "toutes les possibilités de crédit-temps de fin de carrière". Peuvent en bénéficier les travailleurs qui atteignent l'âge de 55 ans et qui comptent 25 ans de carrière sans toutefois, dans ce cas, avoir droit à une allocation. Celle-ci n'est accordée qu'à partir de 60 ans ou à un âge inférieur en cas de longue carrière. "Pour le moment, une seule certitude: les travailleurs, qui ont une carrière d'au moins 35 ans, conservent le droit aux allocations à partir de 57 ans. Les discussions pour attribuer des allocations à partir de 55 ans sont toujours en cours", indique encore le front commun.

Ce dernier acte enfin la suppression du crédit-temps sans motif et sans allocation. "Auparavant, les travailleurs pouvaient interrompre leur carrière pendant une année à temps plein pour effectuer un voyage, aménager leur maison ou encore s'essayer à une autre profession. Le nouveau régime ne le permet plus", indiquent les syndicats selon lesquels "cet accord est le fruit d'une volonté commune des interlocuteurs sociaux de répondre à de nouveaux besoins dans le chef des travailleurs et des employeurs. Ils constituent une adaptation sociétale indispensable, nécessaire et équilibrée."

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