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Les conflits, le stress et les burn-out en hausse sur le lieu de travail

Les risques pyschosociaux liés au travail ont augmenté l'année dernière de 12% par rapport à 2018 et de 38% par rapport à 2017, relevait vendredi le service externe pour la prévention et la protection au travail Idewe. Les conflits, le stress et les burn-out sont les principales sources de malaise des employés.

En 2019, Idewe a reçu environ 12% de notifications de risques psychosociaux supplémentaires au regard de l'année précédente. Cela signifie que les travailleurs se tournent davantage vers leur conseiller en prévention.
Quatre notifications sur dix concernaient des conflits sur le lieu de travail. Des problèmes auxquels "il faut remédier rapidement et de manière constructive afin d'éviter qu'ils ne se transforment en harcèlement moral", prévient Hilde De Man, d'Idewe. "Dans ce but, établir une politique de bien-être psychosocial propre à l'entreprise peut s'avérer utile", recommande-t-elle.

Deuxième source de mal-être, les cas de stress et de burn-out (26% des notifications) ont augmenté de plus d'un quart par rapport à 2018, suivis par le harcèlement moral (14,6%), les violences physiques et psychologiques (3,8% soit +18% par rapport à 2018) et le harcèlement sexuel (1,6%).

“Les collègues ont aussi un rôle à jouer”

Pour 10% des travailleurs ayant signalé faire l'objet de harcèlement moral ou de violence, Idewe a constitué un dossier formel. Dans 38% des cas, il a été demandé à un conseiller en prévention d'intervenir de manière informelle, de se concerter avec un supérieur hiérarchique ou d'accompagner individuellement le travailleur. Dans plus de la moitié des cas (52%), un entretien personnel avec un conseiller en prévention s'est avéré suffisant. 

"Les collègues ont aussi un rôle à jouer, par exemple en se montrant attentifs aux signes de harcèlement tels que des ragots, des insultes et des remarques déplacées, et en faisant clairement comprendre qu'ils ne veulent pas être complices de tels actes", conclut Hilde De Man.