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À qui vous fait penser Antonio Banderas sur cette photo?

On dit de “Douleur et Gloire” qu’il est proche de son auteur. Qu’il est peut-être même l’un de ses films les plus intimes. Dès l’apparition d’Antonio Banderas à l’écran, le doute n’est plus permis: Pedro Almodovar a fait de l’un de ses acteurs favoris - huit collaborations déjà - son double cinématographique. La coupe de cheveux, le style vestimentaire, sa profession: Salvador Malo est Pedro Almodovar. 

Même le décor de l’appartement dans lequel il évolue est une copie exacte de l’appartement du réalisateur de “La piel que habito”. Antonio Banderas a confié qu’il n’avait pas voulu pour autant imiter Pedro Almodovar. C’est une auto-fiction, pas une autobiographie. Almodovar sème le doute et c’est exactement de ça, de ce flou entre réalité et fiction, que parle son film.

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Salvador Malo est un réalisateur reconnu qui ne tourne plus de film. Il reste chez lui, pétri d’angoisses et de douleurs (il souffre d’un mal de dos chronique, comme Almodovar). Quand la cinémathèque lui propose de présenter la restauration de l’un de ses anciens films à succès, il recontacte l’acteur principal, à qui il ne parle plus depuis trente ans. 

Ces retrouvailles vont en amener d’autres et replonger le réalisateur vedette dans ses souvenirs passés. Ce film, le 21e du réalisateur, parle de désir, celui qu’un petit garçon a pour sa mère et le désir sexuel et amoureux, celui qui bouleverse tout. Il nous raconte aussi l’obsession, l’addiction, le cinéma. 

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Almodovar nous livre un film intime et doux, loin de l’exubérance habituelle. Antonio Banderas figure parmi les prétendants au prix d'interprétation masculine. “Je me reflète dans ce film davantage que dans aucun autre”, confie Pedro Almodovar, mais tous mes films me représentent. C’est juste qu’aucun ne l’a fait à travers un personnage qui exerce la même profession que moi, et avec une telle ressemblance physique”. Bonne nouvelle, amis cinéphiles: le film est à voir dès à présent au cinéma.

  1. Rencontre avec l’acteur qui fait l’unanimité: “J’ai dû réapprendre à mal jouer”
    7sur7 à Hollywood

    Rencontre avec l’acteur qui fait l’unanimité: “J’ai dû réapprend­re à mal jouer”

    Est-il possible que quelqu’un puisse ne pas aimer Will Smith? Depuis la fin des années 80 et la mythique série “Le Prince de Bel Air”, l’acteur de 51 ans (depuis le 25 septembre) bénéficie d’un capital sympathie sans précédent. Drôle, charismatique, bankable, sincère, papa cool, mari attentionné, Will Smith semble n’avoir aucun défaut et a le don de transformer n’importe quelle personne normalement constituée en groupie hystérique. On a encore pu le constater lors de la première de “Gemini Man” à Los Angeles ou de la présentation du film à la presse chez YouTube. Will Smith a un autre don: celui de sauver un film. Sa présence à l’écran suffit généralement à justifier le prix d’une place de cinéma. Heureusement pour “Gemini Man” qui, malgré une prouesse technologique incroyable, n’est pas le chef-d’œuvre espéré. Rencontre.