Virginie Efira et Albert Dupontel dans "Adieu les cons".
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Virginie Efira et Albert Dupontel dans "Adieu les cons". © DR

“Adieu les cons”, le film qui mérite à lui seul que les cinémas restent ouverts

Jean-Baptiste Cuchas est en plein burn out. L’entreprise pour laquelle il travaille depuis des années ne le prend pas en considération. Alors que toute sa vie tournait autour d'une promotion à venir, on lui annonce qu’il est mis sur la touche, sans raison valable. Son poste sera désormais occupé par une personne plus jeune et moins expérimentée que lui. JB décide de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail. Il filme son acte, afin qu’on sache ce qui l’a décidé à poser ce geste définitif. Mais il rate son suicide et la balle touche l’un de ses jeunes collègues. Pour la police, c’est forcément un acte terroriste. Il faut neutraliser JB. Pas de chance pour les autorités: il s’est déjà fait kidnapper par Suze, une coiffeuse qui vient d’apprendre qu’elle allait bientôt mourir et qui veut absolument, avant, retrouver l’enfant qu’elle a abandonné à l’âge de 15 ans. Elle va obliger JB, as de l’informatique, à l’aider. Leur duo déjà boiteux va être complété par un archiviste aveugle et enthousiaste qui a peur de la police.

  1. Peu importe d'où l'on vient, on a le droit de rêver en grand: “In The Heights” le shoot de bonne humeur dont on avait besoin cet été

    Peu importe d'où l'on vient, on a le droit de rêver en grand: “In The Heights” le shoot de bonne humeur dont on avait besoin cet été

    À l’origine, “In The Heights” est une comédie musicale écrite par Lin-Manuel Miranda et Quiara Hudes. Elle a fait ses débuts en 2005 dans le Connecticut avant de connaître un succès retentissant à Broadway. Après plus de 1180 représentations, une tournée mondiale a été organisée: “In The Heights” a traversé les États-Unis, a été jouée aux Philippines, en Angleterre, au Japon ou encore en Australie. “In The Heights” poursuit son aventure: c’est désormais un film, à voir au cinéma dès aujourd'hui. Son titre en français: “D’où l'on vient”. En bref: c’est de la bonne humeur et du soleil en perfusion.
  2. Leïla Bekhti, la fille qui parlait avec les yeux
    Interview à Cannes

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    C’est la bonne surprise de fin de Festival: Joachim Lafosse, réalisateur belge sélectionné pour la première fois en compétition, est venu nous cueillir avec “Les intranquilles”, un film qui parle de bipolarité. C’est un sujet très spécifique et à la fois incroyablement universel. “Les intranquilles" est un film d'amour qui interroge: comment on fait pour aimer l’autre quand il ne remplit plus sa part du contrat? Quand il va mal? Comment faire pour ne pas s’enfoncer avec lui, pour l’aider tout en continuant sa vie? Peut-on encore se projeter dans l’avenir? À l'affiche, Leïla Bekhti et Damien Bonnard sont époustouflants. L'un comme l’autre peuvent prétendre à un prix d'interprétation. Joachim Lafosse a un don pour magnifier ses acteurs. Ce n’est pas Emilie Dequenne, récompensée pour “À perdre la raison” en 2012, qui dira le contraire.