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Elle tombe amoureuse d’une attraction de fête foraine

InterviewOn vous le disait ici: les films qui étaient annoncés au cinéma dans les semaines à venir sortiront en vidéo à la demande. Parmi les films déjà disponibles sur Voo, dalton.be et universcine.com: “Jumbo”, réalisé par Zoé Wittock avec Noémie Merlant dans le rôle principal. Noémie joue Jeanne, une jeune femme qui tombe amoureuse d’une attraction de fête foraine, Jumbo. 

Cette condition n’a rien d’un fantasme de réalisatrice. Elle existe réellement et ça s’appelle l’objectophilie. On vous relatait l’histoire de cet homme qui a été récemment surpris en train de faire l’amour à une voitureUne femme s’est également mariée avec la Tour Eiffel en 2007. Une histoire qui a donné des idées à Zoé Wittock. 

Au téléphone, Noémie admet qu’elle avait tendance à prendre ce genre d’histoires “comme une blague”. Elle a changé d’avis à la lecture du scénario de “Jumbo”. “L’objectophilie, c’est un point de vue magnifique, il n’y a pas de jugement à porter. On raconte un amour hors norme extraordinaire, différent. Jeanne a une autre sensibilité. Cette histoire d’amour est vraie pour elle.”

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Un amour hors-norme comme fil conducteur

Noémie était l’une des héroïnes du film “Portrait d’une jeune fille en feu”. Ce film-là n’a rien en commun avec “Jumbo” si ce n’est qu’ils parlent tous les deux d’un amour différent et mal accepté dans la société. “C’est vrai. Il y a la question du désir, ce sont des femmes qui suivent leur désir même s’il est différent de la norme. Elles le suivent et elles le rendent possible.” Noémie Merlant aime les rôles qui la font “sortir de sa zone de confort”. Et on peut dire qu’avec “Jumbo”, elle a été servie. 

Elle a été amenée à simuler une scène d’amour avec une attraction de fête foraine. “On a beaucoup travaillé le personnage de Jeanne. Elle est introvertie, timide, très fermée quand elle est avec des gens mais avec Jumbo, elle est large, elle vit, elle est pleine de désir. Elle a un côté à la fois très poétique, très lunaire et un côté très ancré dans le sol, dans la matière. J’ai travaillé son histoire d’amour avec une machine comme n’importe quelle histoire d’amour: j’ai travaillé la montée du désir. C’est plus difficile avec un objet, parce qu’il n’y a pas d’échange. Mais j’ai imaginé un dialogue avec lui. Au départ, Jumbo est neutre. Elle projette des choses sur lui. C’est comme un dialogue avec elle-même.”

Noémie avait très peur de monter sur ce manège au début. “J’ai créé un dialogue avec lui. Je lui demandais de me protéger, de ne pas faire n’importe quoi. Et j’ai utilisé cette peur comme si c’était la peur qu’on ressent quand on se lance dans une histoire d’amour.” Le film raconte aussi les réactions extérieures. La mère de Jeanne prend l’histoire d’amour de sa fille très mal. “On ne sait pas si Jeanne est naïve ou si elle est d’une immense maturité. Elle a un désir, elle l’écoute, elle le suit et elle amène sa mère à la rencontre de ce qu’elle aime. La mère a du mal à entendre ça. Le film, c’est un chemin vers l’acceptation.”

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