Plein écran
Quand il se regarde dans le miroir, vêtu de sa veste en daim, Georges s’exclame: “Quel style de malade!” © DR

Le film est fou mais ça tombe bien: Jean Dujardin aussi

Si ça n’avait pas été Jean Dujardin, est-ce que le film “Le Daim” aurait pu fonctionner? Probablement pas. En engageant le héros de “The Artist” pour jouer Georges, un homme amoureux de sa veste en daim, Quentin Dupieux a eu une idée de génie. Jean Dujardin n'avait pas été si convaincant depuis le film qui lui a permis de remporter un Prix d'interprétation masculine à Cannes en 2011.

“Le daim” est donc l’histoire d’un homme seul. Georges vient d’acquérir une veste en daim à franges pour le prix exorbitant de 7400 euros. Il en est sûr: ce blouson lui donne “un style de malade”. Ce blouson devient son obsession, son confident, sa raison de vivre. Quand le blouson lui intime de faire disparaître tous les autres blousons de la terre, Georges s’exécute et fait couler le sang. 

“Le daim” est un ovni tragi-comique au postulat de départ complètement absurde. Surprise: ça fonctionne du tonnerre. Le personnage de Jean Dujardin est complètement fou mais ne déborde jamais. On n’est pas ici dans l’exubérance de Brice de Nice. Georges est dans la retenue et Jean Dujardin arrive à faire rire avec un rien: un regard, une moue, une expression. 

Les scènes où il discute avec son blouson, changeant de voix à chaque intervention de cette veste à franges, sont surréalistes et excessivement drôles. Derrière “Le daim”, il y a surtout l’extrême solitude d’un homme. On imagine aisément que c’est cette solitude qui a fait basculer Georges dans une folie qui deviendra, au fur et à mesure du film, meurtrière. 

Plein écran
© DR

Face à Jean Dujardin, Adèle Haenel est parfaite en serveuse de bar pas si naïve. Elle va rentrer dans les délires de son client et les encourager, presque malgré elle. “Le daim” est une bonne surprise. Il est en compétition dans la sélection “La quinzaine des réalisateurs”.

  1. Emilia Clarke va faire battre votre coeur à Noël
    Play

    Emilia Clarke va faire battre votre coeur à Noël

    “Last Christmas”, réalisé par Paul Feig (“Mes meilleures amies”) et écrit par Emma Thompson, met en scène Emilia Clarke dans le rôle d’une jeune Londonienne déjà usée par la vie. Elle a failli mourir et a du mal à tirer le meilleur parti de sa seconde chance. Le film porte le nom du tube de George Michael et Wham! et ce n’est pas un hasard. Elle est au centre de l’histoire et le film présentera quelques nouveaux titres inédits de feu George Michael. “Last Christmas” sortira le 13 novembre dans les cinémas belges.
  2. Laetitia Casta au FIFF à Namur, André Téchiné président du jury

    Laetitia Casta au FIFF à Namur, André Téchiné président du jury

    Le réalisateur français André Téchiné présidera le jury officiel de la 34e édition du Festival du film francophone de Namur (FIFF), qui se tiendra du 27 septembre au 4 octobre dans la capitale wallonne. Avec ses quatre acolytes, il lui reviendra la charge de départager les 12 longs-métrages en compétition officielle. Le jury officiel de la compétition courts-métrages sera quant à lui présidé par la chanteuse Juliette Armanet.
  3. Le couple d’espions russes qui a passé 20 ans aux États-Unis comme une famille sans histoire

    Le couple d’espions russes qui a passé 20 ans aux États-Unis comme une famille sans histoire

    Démasqués par le FBI en 2010, les deux espions ont bénéficié d’un échange d’agents entre Washington et Moscou pour rentrer au pays. Promus à leur retour au rang de colonel dans le renseignement, ils ont été reçus avec tous les honneurs par Vladimir Poutine pour “services rendus à la patrie”. Récemment publié en Russie sous la forme d’une fiction quasiment autobiographique, le roman “Une Femme qui savait garder des secrets” raconte l’incroyable histoire d’Elena Vavilova et de son mari Andreï Bezroukov.