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Le film qui fait vraiment chaud au cœur, à voir en ce week-end maussade

La météo sera maussade ce week-end. C’est une excellente raison pour aller au cinéma. “Les filles du Docteur March”, nouvelle adaptation cinématographique du célèbre roman de Louisa May Alcott, n’a peut-être pas gagné de “gros” Oscar dimanche dernier, se contentant de celui des meilleurs costumes, mais on lui accorde sans souci l’Oscar du film qui fait du bien de la semaine.

Les quatre filles du Docteur March sont seules à la maison avec leur mère, tandis que leur père est parti soutenu l’armée nordiste pendant la Guerre de Sécession. Nous sommes en 1860, en Nouvelle-Angleterre. La seule possibilité pour une femme d’avoir un statut enviable dans la société est d’épouser un homme aux revenus confortables. A leur façon, elles refusent toutes de s’y plier.

L’aînée Meg rentre dans le rang en se mariant jeune mais elle écoute son coeur et s’unit à un homme pas particulièrement fortuné. La seconde, Jo, est l’anti-conformiste. Elle ne vibre que pour l’écriture, elle est solitaire, originale, et refuse d’épouser son meilleur ami qui pourtant brûle d’amour pour elle. Il y a Amy qui rêve de devenir peintre, voyage à travers l’Europe, et est dévorée par l’ambition, et Beth, la plus timide de toutes.

Greta Gerwig ne dénature en rien l’histoire originelle mais sa vision est telle qu’on prend en pleine face la modernité et la pertinence de cette histoire. Exemple très concret: le film “Les filles du Docteur March” était nominé dans la catégorie meilleur film aux Oscars dimanche mais Greta Gerwig ne figurait pas pour autant dans la catégorie meilleur réalisateur. Son conjoint, Noah Baumbach, par contre figurait dans les deux. On a toujours du mal à reconnaître le talent des femmes en 2020.

Avec “Les filles du Docteur March”, on pleure, on rit, on vibre. Les acteurs sont tous parfaits et méritent, à eux seuls, le déplacement. Saoirse Ronan est époustouflante dans le rôle de Jo, jeune femme libre portée par ses rêves et ses aspirations. Florence Pugh réussit le pari de nous faire aimer la fille March a priori la plus détestable. Jalouse de Jo, désireuse plus que tout arriver à ses fins, elle a parfois des gestes et des paroles malheureuses. Mais quand elle baisse les armes, on a envie de la prendre dans nos bras.

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On n’a encore aucun mal à croire Timothée Chalamet dans le rôle du voisin charismatique que toutes les filles apprécient. Il y a aussi Emma Watson, la fraîchement Oscarisée Laura Dern dans le rôle de la mère March, la toujours impeccable Meryl Streep, et le Frenchy Louis Garrel. Foncez, c’est un film sur lequel il n’y a vraiment rien à redire et qui fait vraiment chaud au coeur.  

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