Les deux Belges qui cartonnent à Hollywood: “Will Smith voulait voir si on avait des c...”

7sur7 à HollywoodC’est une success-story belge. Les réalisateurs anversois Adil El Arbi et Bilall Fallah signent le nouveau volet de “Bad Boys”, qui sort dans les cinémas belges aujourd’hui. Le film avec Will Smith et Martin Lawrence a été lancé le week-end passé aux États-Unis. Les deux Belges avaient la pression: si les chiffres du week-end d’ouverture n’étaient pas bons, leur carrière à Hollywood s’arrêterait aussi vite qu’elle a commencé.

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Will Smith et Martin Laurence dans "Bad Boys for Life". © DR

Nous avions interviewé les deux réalisateurs à la sortie du film “Black”, qui se déroulait à Matonge, dans le milieu des bandes urbaines. Abil El Arbi nous expliquait: “On a les mêmes agents que Steven Spielberg.” En 2015 déjà, la peur de mal faire était là: “Hollywood, ça fait rêver mais si on fait un flop, on fait perdre des millions à quelqu’un.”

Bonne nouvelle: le film a fait un démarrage triomphal en Amérique du Nord. “Bad Boys for Life” a encaissé 73 millions de dollars au Canada et aux États-Unis entre vendredi et lundi et est en tête du box office nord-américain.

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Adil El Arbi et Billal Fallah © Photo News

“Will Smith nous testait”

Pour leur premier bain dans la jungle hollywoodienne, Adil El Arbi et Bilall Fallah ont tourné avec l’une de leurs idoles: Will Smith. “On a grandi avec ses films et avec Le Prince de Bel Air.” “Très sympa”, Will Smith a malgré tout testé les deux jeunes réalisateurs. “Je disais: Will, tu fais ça maintenant. Il me disait: Non, je ne veux pas”, confie Billal Fallah. “Tu ne peux pas répondre: Je suis le putain de réalisateur, tu le fais, c’est tout. Non, tu dois expliquer pourquoi tu veux qu’il fasse telle ou telle chose. Il voulait l’entendre, il voulait voir si on avait des couilles.” 

Adil précise: “S’il voyait qu’on avait des doutes, il ne le faisait pas. Mais si c’était quelque chose dont nous avions besoin en tant que cinéastes, quelque chose dont nous avions besoin pendant le processus de création, alors il nous soutenait.”

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Bilall Fallah et Adil El Arbi à la première du film à Berlin. © Getty Images for Sony Pictures

Un clin d'œil au Zillion

À l’écran, Bilall et Adil se font plaisir. Course poursuite en Porsche, crash d’hélicoptère, les scènes spectaculaires s’enchaînent. Ils s’offrent un petit rôle dans une scène se déroulant une boîte de nuit de Miami appelée... le Zillion, en référence à la discothèque anversoise fermée en 2001 dans laquelle ils ne sont pourtant jamais allés.

“Bad Boys” mérite le déplacement. C’est un buddy movie rythmé et drôle, qui respecte les codes de l’époque tout en les modernisant. Le duo formé par Will Smith et Martin Lawrence fonctionne toujours du tonnerre même si, au fur et à mesure du film, leurs habitudes sont bousculées: ils se voient contraints de travailler avec d’autres agents, plus jeunes et qui s'aident de l'avancée de la technologie pour ferrer leurs proies.

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Le vilain de “Bad Boys for Life” en veut directement à Mike (Will Smith): après lui avoir mis plusieurs balles dans le corps, il élimine un à un tous les gens qui ont travaillé avec lui sur une enquête datant de plus de vingt ans. Marcus avait prévu de prendre sa retraite et de regarder son petit-fils grandir mais son ami de toujours, à peine remis sur pied, le supplie de reprendre du service, juste une dernière fois. 

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Ce n’était pas le cas auparavant mais il y a de la tendresse et des bons sentiments dans ce “Bad Boys”-là. Ça va chatouiller l’estomac des fans de la première heure.

Le contrat est rempli

100 millions d’euros ont été investis dans le film. C’est moins que le budget de “Bad Boys II” mais c’est une somme importante qui devait être récupérée pour assurer l'avenir de nos compatriotes aux États-Unis. Avant la sortie du film, Adil El Arbi plaisantait: “Si on ne fait que 25 millions lors du premier week-end aux États-Unis, Hollywood, c’est fini. Si on fait 35 millions, c’est parfait. Tout ce qui est au-dessus est un bonus.” Ils peuvent respirer: le contrat est rempli.

Un quatrième volet est déjà annoncé

Autant vous dire que Marcus n’a pas l’air prêt de profiter de ses pénates: un quatrième opus de “Bad Boys” vient d’être annoncé. Adil El Arbi et Billal Fallah n’ont pas encore confirmé leur participation.

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Les réalisateurs belges en plein tournage. © Ben Rothstein
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Adil El Arbi © Getty Images for Sony Pictures
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