Virginie Efira
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Virginie Efira © DR

“Quand j’ai fait Miss Tequila et que j’ai vu mon père rentrer dans le bar, je ne me suis pas dit qu’il devait être fier de moi”

InterviewLa période étant ce qu’elle est, c’est par téléphone qu’on discute avec Virginie Efira, à l’affiche du formidable dernier film d’Albert Dupontel “Adieu les cons” (lisez notre critique ici). En France, entre le couvre-feu imposé suite à la propagation du coronavirus et l’attentat terroriste dans une école, la période est plus anxiogène que jamais. Et ce n’est pas parce qu’on est connu, qu’on évite la chape de plomb sur les épaules. “L’insouciance n’est pas facile à trouver. Elle est même impossible à trouver”, admet Virginie lorsqu’on lui demande comment elle va. “Aujourd’hui, je me disais que ça allait mieux. J’ai trouvé une playlist qui me fait partir ailleurs, c’est un subterfuge pour aujourd’hui mais est-ce que ça marchera encore cette après-midi? Ces derniers jours, c’était compliqué. Il y a une accumulation de peurs dont il est difficile de s’extirper. Il reste de l’espoir et de la beauté dans ce monde bien sûr mais la conjugaison des peurs, entre le virus, l’effondrement de la terre, le terrorisme, on ne vit clairement pas dans une comédie musicale américaine. Donc on sauve des matinées en écoutant de la musique, comme aujourd’hui.”

  1. Malaise lors de la conférence de presse de “Bac Nord”: “Je vais peut-être voter Le Pen après ce film”
    7sur7 à Cannes

    Malaise lors de la conférence de presse de “Bac Nord”: “Je vais peut-être voter Le Pen après ce film”

    Les dérives de la police vues du côté de l'uniforme: à rebours de nombreux films sur les quartiers sensibles, "Bac Nord" du réalisateur Cédric Jimenez, présenté à Cannes, plonge dans une affaire qui a fait vaciller la police marseillaise, en adoptant résolument le point de vue des fonctionnaires. Et cet angle de vue a interpellé un journaliste irlandais qui l'a fait savoir au réalisateur en conférence de presse: J’ai vu ça de l’œil d’un étranger et je me suis dit: Peut-être que je vais voter Le Pen après ça”.
  1. Peu importe d'où l'on vient, on a le droit de rêver en grand: “In The Heights” le shoot de bonne humeur dont on avait besoin cet été

    Peu importe d'où l'on vient, on a le droit de rêver en grand: “In The Heights” le shoot de bonne humeur dont on avait besoin cet été

    À l’origine, “In The Heights” est une comédie musicale écrite par Lin-Manuel Miranda et Quiara Hudes. Elle a fait ses débuts en 2005 dans le Connecticut avant de connaître un succès retentissant à Broadway. Après plus de 1180 représentations, une tournée mondiale a été organisée: “In The Heights” a traversé les États-Unis, a été jouée aux Philippines, en Angleterre, au Japon ou encore en Australie. “In The Heights” poursuit son aventure: c’est désormais un film, à voir au cinéma dès aujourd'hui. Son titre en français: “D’où l'on vient”. En bref: c’est de la bonne humeur et du soleil en perfusion.