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Dylan Teuns © REUTERS

Exploit du Belge Dylan Teuns, vainqueur héroïque de la sixième étape du Tour de France

Mise à jourAuteur d’un splendide numéro, le Belge Dylan Teuns a remporté la périlleuse sixième étape entre Mulhouse et La Planche des Belles Filles. L’Italien Giulio Ciccone endosse le maillot jaune. C’est la première victoire d’étape belge sur la Grande Boucle depuis 2016.

À l’issue d’une échappée de 156 kilomètres (au départ avec un groupe de 14 coureurs), Dylan Teuns a devancé Giulio Ciccone de 11 secondes au sommet de la Planche des Belles Filles où le Français Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step), arrivé 6e à 1:46, a perdu son maillot jaune de leader au classement général. Maillot jaune qu’endosse Ciccone, meilleur grimpeur du Giro cette année. Xandro Meurisse a terminé 3e à 1:05 de Teuns.

L’ambition de Ciccone

Dès le 4e kilomètre, un groupe de 14 coureurs s’est formé avec cinq Belges, Tim Wellens (Lotto Soudal), maillot à pois, Thomas De Gendt (Lotto Soudal), Dylan Teuns (Bahrein Merida), Xandro Meurisse (Wanty-Gobert) et Serge Pauwels (CCC), les Français Benoit Cosnefroy (AG2R-La Mondiale), Julien Bernard (Trek-Segafredo), Fabien Grellier (Direct Energie) et Natnael Berhane (Cofidis), les Italiens Giulio Ciccone (Trek-Segafredo) et Andrea Pasqualon (Wanty-Gobert) ainsi que les Allemands André Greipel (Arkea Samsic), Nils Politt (Katusha) et Nikias Arndt (Sunweb). Cette échappée comptera plus de 8 minutes d’avance à mi-course. Ciccone est allé chercher toute la journée le maillot jaune, lui qui naviguait à 1:43 d’Alaphilippe au général au départ de l’étape.

Troisième au général

Tim Wellens en a profité pour grappiller des points pour son maillot à pois de leader au classement de la montagne et son coéquipier chez Lotto Soudal, Thomas De Gendt a profité de son passage en tête au sommet du Col des Croix à 30km de l’arrivée pour partir seul dans la descente. Le Col des Chevrères a fait des dégâts. Tim Wellens, Xandro Meurisse, Dylan Teuns et Giulio Ciccone passaient en tête avec 4 minutes d’avance sur le peloton. La dernière ascension de 7 kilomètres (8,7%) à la Planche des Belles Filles n’a pas permis un regroupement et aura vu un changement de maillot jaune. Ciccone possède désormais 6 secondes d’avance sur Alaphilippe. Dylan Teuns est 3e au général à 32 secondes.

Vendredi, la plus longue étape de cette 106e édition de la Grande Boucle attend les coureurs avec un tronçon de 230 km entre Belfort et Chalon-Sur-Saone sur un parcours plat propice aux sprinteurs. 

“C’est incroyable”

“Cela doit encore rentrer, c’est incroyable”, ne réalisait pas encore, à chaud, le Limbourgeois, premier Belge vainqueur depuis 2016 avec les succès de Greg Van Avermaet (le 6 juillet à Le Lioran, 5e étape) et Thomas De Gendt (le 14 juillet au Chalet Reynard, 12e étape). “Je savais depuis le Dauphiné que j’étais bien (où il a gagné une étape, ndlr) et j’ai encore travaillé depuis, mais pas trop non plus parce qu’il ne restait pas beaucoup de temps. Mais déjà gagner cette semaine, c’est incroyable. Je ne m’y attendais pas, même si je sentais que j’avais une chance aujourd’hui. Et quand la chance passe de se retrouver dans une échappée, il faut la saisir. J’ai tout donné à la fin. Je savais que Ciccone était le plus dangereux. Ce fut très émouvant quand j’ai vu mes parents et ma copine à l’arrivée.”

“J’adore ce genre de final”

“Les 500 derniers mètres étaient très raides mais j’adore ce genre de final, c’est ce qui me convient le mieux. Quand j’ai gagné l’étape au Dauphiné, il y avait longtemps que je n’avais pas gagné de courses. Je faisais des bons résultats mais sans la victoire. Depuis un mois, tout concorde et je peux montrer ma valeur. Aujourd’hui, on était un bon groupe devant, on a bien collaboré. Nous étions cinq Belges dans l’échappée. Mais on n’a pas eu besoin de se parler, on se comprenait bien. C’est sur la fin de course, quand on s’est retrouvé à quatre, qu’on a parlé. On savait que la Movistar mettait la pression derrière, il fallait bien s’entendre. L’an dernier, à la Vuelta, j’avais fait quelques erreurs dans une arrivée de ce genre, à deux. J’avais été trop nerveux contre Michael Woods. Je suis resté beaucoup plus calme cette fois. J’ai pensé à ce qui s’était passé, j’ai pris les bonnes décisions”, a ajouté encore le vainqueur du jour.

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Dylan Teuns et Giulio Ciccone © AFP
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  1. Raymond Poulidor est décédé à l’âge de 83 ans
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    L’une des figures les plus populaires du cyclisme, Raymond Poulidor s’est éteint à l’âge de 83 ans, rapporte l’Equipe mercredi. Hospitalisé depuis le 8 octobre dernier en raison d’une grande fatigue, l’ancien coureur français est décédé à Saint-Léonard-de-Noblat dans sa commune du limousin, mercredi à 2 heures du matin, écrit le quotidien sportif français. Raymond “était très fatigué depuis le dernier Tour de France”, avait expliqué son épouse il y a quelques semaines.