Quadruple vainqueur du Tour de France, Chris Froome estime qu'il n'aurait pas connu ce bonheur si le dopage était encore autant présent dans le cyclisme qu'à l'époque de Lance Armstrong.
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Quadruple vainqueur du Tour de France, Chris Froome estime qu'il n'aurait pas connu ce bonheur si le dopage était encore autant présent dans le cyclisme qu'à l'époque de Lance Armstrong. © Photo News

“Je n’aurais pas gagné quatre Tours de France si le cyclisme n’avait pas changé”

Confronté au dopage sur les routes de son premier Tour de France, Chris Froome estime que le cyclisme a fait de grands pas en avant depuis l’époque qui avait couronné Lance Armstrong.

Chris Froome a rapidement été aux conséquences du dopage dès sa première année dans le peloton professionnel, alors qu’il portait les couleurs de la formation Barloworld et que l’un de ses coéquipiers, Moises Duenas, avait été exclu du Tour de France. “Je suis passé pro en 2008 et pour moi c’était le bon moment. J’avais l’impression que les mauvaises années étaient derrière nous. Mais quand j’ai disputé mon premier Tour, j’ai connu le choc de ma vie. J’avais du mal à croire ce qui se passait. Des coureurs se faisaient attraper pour dopage. Un de mes coéquipiers a été emmené menotté juste devant moi. Ça m’a ouvert les yeux”, révélait Chris Froome, le week-end dernier, au cours d’un live Instagram avec l’ancienne gloire du cricket anglais, Kevin Pietersen.

“Le passeport biologique a eu un énorme impact”

Mais le Britannique est formel, le peloton n’est plus du tout logé à la même enseigne aujourd’hui. “Depuis, on a inventé le passeport biologique et cela a eu un énorme impact”, estime Chris Froome. “On doit indiquer chaque jour où on est, on est susceptible d’être contrôlé n’importe quand. Je pense que le cyclisme va bien désormais.” 

"Le cyclisme est 100 fois plus propre aujourd'hui" estime Chris Froome
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"Le cyclisme est 100 fois plus propre aujourd'hui" estime Chris Froome © REUTERS

Egalement interrogé par l’ancien spécialiste du cricket sur les dégâts causés par l’affaire Armstrong, le quadruple vainqueur du Tour de France n’a pas souhaité mentionner le nom de septuple lauréat, déchu, de la Grande Boucle, mais il confirme: “Cette ère a fait beaucoup de mal au sport, mais je pense sincèrement que la page est tournée. Je n’aurais pas pu gagner quatre Tours de France si le cyclisme n’avait pas changé.”

Plus rapides aujourd’hui? 

“On sait ce qu’il se passait il y a 15 ans, la majorité des coureurs prenaient quelque chose pour aller plus vite. Le sport est 100 fois plus propre aujourd’hui”, insiste encore le leader de la formation Ineos.” Et pourtant, les coureurs d’aujourd’hui grimpent certains cols plus vite qu’à l’époque. “Le meilleur moyen d’expliquer cela, c’est parce que le cyclisme a massivement évolué en matière de technologie, de nutrition et de méthodes d’entraînement”, explique celui qu’on surnomme le Kenyan Blanc. “Je pense aussi qu’on ne récupère pas aussi bien qu’à l’époque. Aujourd’hui, si nous avons une grosse étape, on voit que le rythme est beaucoup plus faible lors des deux ou trois jours qui suivent. C’est tout le peloton qui a besoin d’aller moins vite.”

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