Plein écran
La Grand-Place de Bruxelles © REUTERS

“Le monde entier va regarder Bruxelles”: comment le Grand Départ du Tour de France est préparé

La dernière ligne droite a commencé. Le 6 juillet prochain, le Tour de France partira de Bruxelles. Un événement exceptionnel pour la Belgique préparé depuis de nombreux mois par “Brussels Major Events”. Son chef de projet Anthony Fina a détaillé pour 7sur7 où en est l’organisation à plus de deux semaines du Jour-J. De la question de la mobilité à la sécurité pour les coureurs, en passant par l’accueil de centaines de milliers de personnes, “tout est prêt”.

“Les journées sont longues mais tellement passionnantes. L’équipe a beaucoup d’envie, c’est pour ce type d’événement qu’on fait ce métier”. L’agenda d’Anthony Fina, chef de projet pour “Brussels Major Events” (BME), est bien rempli ces dernières semaines. Et cela va continuer ainsi au moins jusqu’au 8 juillet, quand la Grande Boucle quittera la Belgique.

“Derniers détails pratiques”

Dans un peu plus de deux semaines, Bruxelles va donc accueillir le Grand Départ du Tour de France, une première depuis 1958. Pour toute l’équipe organisatrice, la pression monte. “C’est le troisième plus grand événement sportif au monde”, réalise Anthony Fina. Cela fait plus d’un an et demi que son équipe se décarcasse pour que l’événement soit à la hauteur de l’attente. “Nous sommes aujourd’hui plus de vingt personnes qui travaillent au quotidien sur le Tour, au début nous étions six”, nous rappelle-t-il.

“Brussels Major Events” reste néanmoins serein. “Tout est prêt depuis quelques semaines. On peaufine les derniers détails pratiques. Il n’y a plus qu’à”, poursuit le coordinateur. Parmi ces ultimes réglages, quelques adaptations pour la sécurité des cyclistes. Par exemple, le marquage au sol sera enlevé devant le château de Laeken, où la première étape s’achèvera. Certains casse-vitesse seront atténués près de l’Atomium. Enfin, du caoutchouc sera utilisé pour colmater les rails de tram de la Stib et éviter que les roues de vélo ne s’y faufilent.

Le rôle essentiel des bénévoles 

D’un point de vue organisationnel, “BME” compte sur ses “tour makers” (bénévoles) pour faire le lien avec le grand public. Ils seront répartis en deux rôles bien précis: les signaleurs, qui seront sur le bord des routes pour accompagner la police, et les informateurs auprès du grand public, dans les gares, les métros. 3.000 volontaires sont attendus, mais le chiffre pourrait encore gonfler car le recrutement est encore ouvert.

Il faudra au moins cela pour accueillir les centaines de milliers de visiteurs. En se basant sur les derniers Grands Départs, une large estimation laisse penser qu’ils seront entre 500.000 et un million le long des routes sur l’ensemble des trois jours. Bruxelles sera donc noire de monde et l’impact sur la mobilité sera énorme.

Les transports en commun et le vélo plutôt que la voiture

Comment réussir à se déplacer sans difficulté? Il est clairement déconseillé de prendre sa voiture. Un plan de mobilité a été mis en place, la SNCB va renforcer ses offres et proposer des réductions, la Stib sera gratuite les 6 et 7 juillet. En misant sur la symbolique du Tour, “BME” espère aussi que les Bruxellois se déplaceront en vélo. Avec l’objectif que cette mobilité douce perdure au-delà de l’événement.

Depuis le 28 mars, date du J-100 avant le Grand Départ, les opérations de communication se multiplient pour promouvoir ces trois jours. Outre les inaugurations et actions en présence d’Eddy Merckx, de nombreuses rues bruxelloises sont aux couleurs du Tour de France. La fête du vélo et le BXL Tour ont également été organisés en prélude de la Grande Boucle.

“Entre 50 et 60 millions d’euros” de retombées

Anthony Fina en est persuadé, l’engouement est immense. “Après ces manifestations, on sent que les fans du vélo sont en ébullition, le monde entier va regarder le Tour et Bruxelles”, estime-t-il. La capitale belge va pouvoir montrer sa capacité à accueillir un tel événement. “La Belgique est réputée pour son hospitalité, notamment en France, c’est l’occasion unique de montrer ce côté à l’international. Cela va être une énorme carte postale”, affirme le chef de projet. Difficile de mesurer l’impact, mais selon les études réalisées, on peut estimer les retombées économiques “entre 50 et 60 millions d’euros” nous confie Anthony Fina.

Le Tour de France en Belgique

6 juillet: Bruxelles > Charleroi > Bruxelles - 192 km

Le peloton va quitter Bruxelles par Molenbeek puis Anderlecht, pour prendre ensuite la direction de Charleroi avant de remettre le cap sur Bruxelles. 

7 juillet: Bruxelles Palais Royal > Bruxelles Atomium - 28 km (contre-la-montre par équipe)

8 juillet: Binche > Epernay

  1. Raymond Poulidor est décédé à l’âge de 83 ans
    Play
    MISE À JOUR

    Raymond Poulidor est décédé à l’âge de 83 ans

    L’une des figures les plus populaires du cyclisme, Raymond Poulidor s’est éteint à l’âge de 83 ans, rapporte l’Equipe mercredi. Hospitalisé depuis le 8 octobre dernier en raison d’une grande fatigue, l’ancien coureur français est décédé à Saint-Léonard-de-Noblat dans sa commune du limousin, mercredi à 2 heures du matin, écrit le quotidien sportif français. Raymond “était très fatigué depuis le dernier Tour de France”, avait expliqué son épouse il y a quelques semaines.
  2. Six jours de Gand: la course arrêtée après une nouvelle chute, Thijssen emmené à l’hôpital
    Mise à jour

    Six jours de Gand: la course arrêtée après une nouvelle chute, Thijssen emmené à l’hôpital

    La première soirée de la 79e édition des Six Jours de Gand de cyclisme sur piste a été arrêtée mardi soir à la suite de la lourde chute du Belge Gerben Thijssen dans le super sprint. Resté inconscient un moment après une chute qui a aussi impliqué le Danois Oliver Wulff Frederiksen, il a reçu des premiers soins avant d’être emmené à l’hôpital pour des examens complémentaires.