Philippe Gilbert (2011), Rik Verbrugghe (2001) et Mario Aerts (2002): les trois derniers vainqueurs belges de la Flèche Wallonne.
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Philippe Gilbert (2011), Rik Verbrugghe (2001) et Mario Aerts (2002): les trois derniers vainqueurs belges de la Flèche Wallonne. © Photonews

Les trois dernières victoires belges au sommet du Mur de Huy

La Flèche WallonneSi la Flèche Wallonne est devenue une spécialité italienne et espagnole depuis le début du siècle, le Mur de Huy a tout de même laissé à trois coureurs belges l’occasion de faire frémir la foule, toujours nombreuse sur les pentes du mont mosan. Trois coureurs qui évoluaient sous les couleurs de la même formation: l’équipe Lotto.

Rik Verbrugghe, Mario Aerts et les bons conseils de Claudy

Si Frank Vandenbroucke, deuxième derrière Bo Hamburger en 1998, était passé tout près de la victoire sur les hauteurs de Huy, on attendait une victoire belge depuis 12 ans quand l’édition 2001 s’est élancée de Charleroi. Et le dernier vainqueur belge à l’époque, le regretté Claudy Criquielion, qui connaissait le chemin des Chapelles comme sa poche, était d’ailleurs présent sur la course, en tant que directeur sportif de l’équipe Lotto.

Ses précieux conseils ont bien servi à Rik Verbrugghe. Le coureur wallon, aujourd’hui sélectionneur national, fausse compagnie au peloton à plus de 25 bornes du but, dans la côte de Bohissau et rejoint le groupe de tête. Il aborde le mur de Huy avec plus de 30 secondes d’avance sur le reste des favoris. Battu par le seul Francesco Casagrande un an plus tôt, le Liégeois ne laisse aucune chance à ses deux derniers compagnons d’échappée, Ivan Basso et Jörg Jaksche, qui se contentent des places d’honneur.

Rebelote 12 mois plus tard. Rik Verbrugghe, leader de l’équipe belge, n’est pourtant pas dans le coup entre Charleroi et Huy. Mais Mario Aerts va parfaitement prendre le relais. Le natif d’Herentals profite d’une initiative d’Axel Merckx pour aborder le Mur dans le groupe de tête, avec quelques longueurs d’avance sur le peloton.

La suite, c’est en partie à son directeur sportif, qu’il la doit. “Si tu prends l’extérieur du virage, c’est 3 à  4% moins pentu qu’à l’intérieur”, disait l’ancien double vainqueur de l’épreuve, qui en 1989 avait d’ailleurs laissé sur place son dernier rival, le Néerlandais Steven Rooks, à cet endroit précis (devenu aujourd’hui le virage Claudy Criquielion).

Message reçu cinq sur cinq par Mario Aerts qui prend l’extérieur et laisse ses adversaires sans réaction dans les 500 derniers mètres. Il devance Unaï Etxebarria et Michele Bartoli sur la ligne pour s’offrir la plus belle victoire de sa carrière.

Vainqueur de la Flèche Wallonne en 1985 et en 1989, Claudy Criquielion l'a aussi remportée à deux reprises en tant que directeur sportif.
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Vainqueur de la Flèche Wallonne en 1985 et en 1989, Claudy Criquielion l'a aussi remportée à deux reprises en tant que directeur sportif. © Photo News

La fusée Philippe Gilbert en 2011

La domination belge n’aura pourtant été que de courte durée à Huy. Davide Rebellin, triple vainqueur de l’épreuve, et le jeune Alejandro Valverde (futur recordman avec cinq succès) ont pris le pouvoir sur la Flèche Wallonne quand débute l’édition 2011. Mais l’Italien et l’Espagnol, suspendus, ne sont pas sur la ligne de départ. 

Dans ce contexte, Philippe Gilbert se dresse comme l’un des grands favoris. Même si beaucoup doutent de ses capacités à lutter face à de purs grimpeurs sur les pentes raides du Mur de Huy, le Remoucastrien vient de brillamment dompter la concurrence sur les routes de la Flèche Brabançonne et de l’Amstel Gold Race.

Il aborde la Flèche Wallonne en pleine confiance et dans la forme de sa vie et il ne laissera pas passer chance. Parfaitement placé, Philippe Gilbert se dresse sur les pédales à 400 mètres de la ligne. Poussé par un public hystérique et entièrement acquis à sa cause, le leader de la formation Lotto s’impose en surclassement devant les Espagnols Joaquin Rodriguez, qui échoue à la deuxième place pour la seconde fois et qui s’imposera (enfin) l’année suivante et Samuel Sanchez. Quelques jours plus tard, Philippe Gilbert parachèvera le plus beau printemps de sa carrière en domptant les frères Schleck sur les routes de Liège-Bastogne-Liège.

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