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Raymond Poulidor en compagnie du président de la République, Emmanuel Macron. © Photo News

Merckx, Hinault, Macron... les nombreux hommages à “Poupou”

Héros populaire par excellence et incarnation de l’éternel second, la légende du cyclisme français Raymond Poulidor est décédé mercredi à l’âge de 83 ans, emportant avec lui tout un pan de l’histoire du sport tricolore. Plusieurs personnalités de son sport ou non ont rendu hommage à “Poupou”.

Eddy Merckx

Eddy Merckx, légende du cyclisme, quintuple vainqueur du Tour de France, a salué en Raymond Poulidor, “un grand ami qui s’en va. C’est une grande perte”. “C’est une grande tristesse. Pendant ma carrière on était adversaires, mais après je l’ai côtoyé souvent (...) j’ai passé des vacances avec lui”, a commenté Eddy Merckx.

Eddy Merckx avait vu Raymond Poulidor encore cette année, en juillet à Bruxelles lors du départ du Tour de France donné dans la capitale belge, a-t-il expliqué. “On avait passé l’après-midi à regarder à la télévision l’étape du contre la montre par équipes, à trois: Raymond, Alain Courtois et moi”, a-t-il souligné.

Ce décès de “Poupou”, annoncé mercredi matin, “c’est une grande tristesse bien sûr”, a insisté Merckx, “c’est un grand monsieur qui s’en va, un grand personnage, un monument en France. Il était aimé par tous les Français”. 

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Bernard Hinault

Le coude à coude entre Raymond Poulidor et Jacques Anquetil dans le Puy de Dôme, lors du Tour de France 1964 reste le principal souvenir de Bernard Hinault sur “Poupou”. “Personne ne voulait lâcher pendant une bonne partie de la montée. C’était un moment fantastique. Ca a marqué beaucoup de gens”, a rappelé le quintuple vainqueur du Tour de France, 64 ans, interrogé par l’AFP.

“J’ai couru contre lui de 1975 à 1977 mais je n’ai jamais été dans son équipe, donc c’est difficile de parler de l’ambiance qu’il pouvait créer autour de lui”, a ajouté le champion breton. “Moi j’étais plutôt (pour) Anquetil et Merckx”, a aussi confié Hinault, en soulignant le “sacré palmarès” de Poulidor (189 victoires chez les professionnels). 

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Christian Prudhomme

Christian Prudhomme, le patron du Tour de France a réagi auprès de l’AFP. “Raymond est monté huit fois sur le podium, il a tout eu sur le Tour sauf le maillot jaune qui lui a échappé pour 8 dixièmes de seconde en 1973. Il avait parfaitement conscience que ne pas avoir eu le maillot jaune contribuait à sa légende. Raymond était au-delà du sport. Récemment encore, on parlait du Poulidor du prix Goncourt”, a-t-il commenté.

“A titre personnel, c’est lui, avec les champions de sa génération, qui m’a donné l’amour du Tour. La dernière image que j’ai de lui, c’est à la fin du Tour sur les Champs-Elysées. Il était appuyé sur une balustrade, au pied de la tribune présidentielle et l’on voyait qu’il n’allait pas bien. Le jeudi 9 juillet 2020 (Christian Prudhomme a rappelé que le parcours du prochain Tour passerait par la ville du champion limousin, Saint-Léonard de Noblat, lors de l’étape menant à Sarran (Corrèze), ndlr), il y aura énormément d’émotion. On aurait aimé l’avoir avec nous”, a-t-il conclu.

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Marc Madiot 

Marc Madiot, président de la Ligue nationale du cyclisme et patron de l’équipe Groupama-FDJ, a lui aussi rendu hommage à la légende. “C’est Poupou, c’est sacré. Il fait partie de notre vie. Depuis que je suis tout petit, j’ai entendu parler de Poulidor. Tout le peloton le connaissait, on le voyait au Tour de France bien sûr mais aussi dans les autres courses. Il faisait partie de la famille. Il était souriant, toujours content de parler à tout le monde”, a-t-il confié.

“Il avait le même comportement à l’égard d’un responsable politique comme d’un supporter. Il doit être le champion du monde de la signature d’autographes. Mon premier souvenir de lui date du début des années 1970. Il m’avait signé son poster paru dans le Miroir du cyclisme. Je l’ai toujours. A l’époque, j’étais un supporter de Luis Ocana. Mais on ne pouvait pas être un anti-Poulidor”.

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Marc Madiot. © afp

Romain Bardet

Romain Bardet était en conférence de presse lorsqu’il a appris la nouvelle. “Il était un trait d’union générationnel qui représente ce qu’est le vélo, un sport populaire et accessible. C’est un personnage vraiment emblématique, adoré du public. Il faisait le lien avec le cyclisme ancré dans les territoires. Je me souviens de lui sur le Tour mais aussi dans des courses de clochers, à côté des organisateurs. Il représente ce qu’est le vélo, un sport populaire et accessible”, a-t-il déclaré. 

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Romain Bardet. © BELGA

Des réactions nombreuses

Dans un flot de tweets, le Tour de France, la Vuelta, l’UCI et plusieurs personnalités comme le président de la République française Emmanuel Macron ou encore les coureurs Chris Froome, Thibaut Pinot et Julian Alaphilippe ont réagi avec émotion à cette triste nouvelle. Mathieu van der Poel a posté une photo sur Instagram en compagnie de son grand-père. “Toujours si fier”, a-t-il commenté. 

  1. Julian Alaphilippe élu Vélo d'Or 2019

    Julian Alaphilip­pe élu Vélo d'Or 2019

    Julian Alaphilippe a remporté le Vélo d'Or 2019, récompense décernée par le mensuel français 'Vélo Magazine' au meilleur cycliste de la saison. Le coureur de l'équipe belge Deceuninck - Quick-Step a devancé le Colombien Egan Bernal, vainqueur du Tour de France, et le Slovène Primoz Roglic, lauréat du Tour d'Espagne. Le puncheur de 27 ans est le premier Français au palmarès depuis Laurent Jalabert en 1995 et succède au palmarès à l'Espagnol Alejandro Valverde.