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Patrick Lefevere conclut un accord avec le fisc

Le directeur sportif de l'équipe cycliste Quick Step Floors Patrick Lefevere, vainqueur dimanche du Tour des Flandres par l'entremise de Philippe Gilbert, a conclu un arrangement avec le fisc, ont indiqué lundi ses avocats au tribunal correctionnel de Courtrai. Il ne s'agit pas pour autant d'un aveu de culpabilité, ont-ils précisé.

L'Inspection spéciale des impôts avait débuté une enquête en 2010, qui a mené à la poursuite d'(anciens) coureurs et de membres du management de l'équipe cycliste, qui se serait rendue coupable de fraude fiscale liée aux primes des coureurs durant plusieurs années, et ce via des fraudes au domicile et des comptes en banque étrangers. Patrick Lefevere plaide toutefois l'absence d'intention et assure ne pas avoir volontairement érigé des montages fiscaux.

Des coureurs tels que Tom Boonen et Stijn Devolder avaient été cités dans le dossier, mais ils ont conclu un accord avec le fisc. Le manager et sa femme, s'estimant totalement innocents, avaient eux refusé la transaction.

Le couple est finalement passé lui aussi à la caisse. Leurs avocats n'ont pas précisé le montant de l'arrangement mais celui-ci se compterait en centaines de milliers d'euros.

Plus de 80.000 euros de primes n'auraient pas été déclarés par le manager. Des droits à l'image pour quelque 15 millions d'euros avaient aussi été pointés par l'administration fiscale.

"Tout est désormais rentré dans l'ordre. Il n'y a jamais eu de volonté de dissimulation", ont conclu les avocats du couple.

D'après le ministère public, en revanche, il est bien question d'impôts éludés, pour une somme de 37.000 euros sur quatre ans, et de construction fiscale. Pour le procureur, grâce à celle-ci, "le fisc belge a été mis hors jeu".

"L'équipe a un chiffre d'affaires de dix à quinze millions d'euros par an. Nous ne nous préoccupons pas vraiment de mettre en place des constructions pour économiser quelques milliers d'euros", a répondu la défense, qui demande l'acquittement ou, à défaut, une suspension du prononcé.

Le procureur a requis trois mois de prison avec sursis pour Patrick Lefevere et sa compagne. Il s'est cependant montré positif à la demande de suspension, étant donné que les manquements fiscaux ont été réglés grâce à leur accord avec le fisc belge.

Jugement le 24 avril.