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Victoires belges et rebondissements: pourquoi ce Tour de France est passionnant

Journée de repos oblige, il est l’heure de tirer le bilan de cette première moitié du Tour de France 2019. Si les différentes étapes tiennent toutes leurs promesses, les coureurs belges font particulièrement sensation. De son côté, la lutte pour le maillot jaune s’annonce plus serrée que jamais. Voici pourquoi cette édition est pour l’instant une vraie réussite en cinq enseignements. 

Un Tour de France à l’accent belge

2007. Il faut remonter à douze ans pour retrouver la trace de trois victoires belges sur le même Tour de France. La Belgique est incontestablement à la fête. Il y a d’abord eu l’héroïque numéro de Dylan Teuns, vainqueur au sommet de La Planche des Belles Filles lors de la sixième étape. La performance du Belge a inspiré: deux jours plus tard, c’est Thomas De Gendt qui s’imposait en solitaire à Saint-Etienne au terme d’une étape grandiose.

Enfin, Wout Van Aert a également tiré son épingle du jeu ce lundi en s’imposant au sprint face à des spécialistes de l’exercice. Comme Teuns, le jeune coureur dispute son premier Tour. Le maillot à pois met également le cyclisme belge au premier plan: Greg Van Avermaet l’a porté les deux premiers jours avant de le céder à Tim Wellens, qui le possède toujours aujourd’hui.

Wout Van Aert a lui aussi porté un maillot distinctif, le blanc du meilleur jeune, pendant quatre étapes. Ces résultats ont permis à la Belgique d’être représentée, chaque jour depuis le départ à Bruxelles, sur le podium protocolaire de fin d’étape. Et la moisson n’est peut-être pas encore finie…

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Thomas De Gendt © Photo News
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Dylan Teuns © Photo News
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Tim Wellens © Photo News
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Wout Van Aert © AFP

Une lutte pour le maillot jaune acharnée

On ne s’attendait pas à voir Julian Alaphilippe en jaune à mi-chemin. Le Français est tout simplement impressionnant et ses performances à Epernay (troisième étape) et Saint-Etienne (huitième étape) ont marqué les esprits. Peut-il maintenant aller au bout? Cela serait une surprise alors que la haute montagne, qui n’est pas son point fort, va arriver.

D’autant que certains favoris sont plutôt dans les temps: Geraint Thomas est à 1:12, Egan Bernal à 1:16 et Steven Kruijswijk à 1:27. Les deux premiers font partie de la redoutable équipe Ineos, très bien préparée pour la décisive haute montagne. Elle a d’ailleurs frappé un gros coup ce lundi avec le temps perdu par Thibaut Pinot, Richie Porte, Rigoberto Uran, Jakob Fuglsang, George Bennett et Mikel Landa. Les prétendants ont été piégés par une bordure.

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Geraint Thomas, Julian Alaphilippe et Thibaut Pinot © EPA

Le Grand départ à Bruxelles, une vraie réussite

“C’est sans aucun doute, le Grand départ le plus émouvant que j’ai vécu. Chacun a pu se rendre compte que le cœur du cyclisme mondial bat en Belgique”. Les mots de Christian Prudhomme, le patron du Tour, reflètent parfaitement l’envol réussi de la Grande Boucle à Bruxelles. Pendant plusieurs jours, l’événement a été à la hauteur de l’attente. 

Eddy Merckx a été incroyablement célébré, et tous les moments marquants ont été une fête. De la présentation des équipes au départ de la troisième étape à Binche, en passant par les deux étapes bruxelloises marquées par la présence de centaines de milliers de personnes sur les routes belges. Une vraie carte postale pour la Belgique à l’international.

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Eddy Merckx © Photo News
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La Grand-Place lors de la première étape © Photo News

Un parcours qui tient toutes ses promesses

Si le début de ce Tour est plaisant à suivre, c’est en grande partie grâce au parcours dessiné. Les étapes sont variées et de qualité, l’alternance entre arrivées au sprint et arrivées en solitaire donne une saveur particulière à cette édition. On pense à la fin épique de la septième étape, à La Planche des Belles Filles. Mais aussi aux nombreuses difficultés pour arriver à Saint-Etienne. 

“Il se passe quelque chose quasiment tous les jours”, se félicite Christian Prudhomme. Effectivement, même ce lundi lors d’une étape normalement plus calme, des prétendants ont vu leur rêve de gagner le Tour quasiment s’envoler, marquant un tournant de la compétition. Le formidable panache des échappés participe aussi à l’imprévisibilité des courses avec plusieurs performances de grande classe (Alaphilippe à la troisième étape, Teuns à la sixième, De Gendt à la huitième et Impey à la neuvième). 

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Jumbo-Visma, une belle surprise puissance quatre

Jumbo-Visma crève l’écran depuis le début du Tour. L’équipe batave a ainsi pris le maillot jaune dès la première étape grâce à Mike Teunissen, avant de s’imposer dans le contre-la-montre du lendemain puis de récidiver quelques jours plus tard avec son sprinteur maison Dylan Groenewegen. Lundi, elle a décroché un quatrième succès grâce à Wout Van Aert, actuellement le coureur le plus populaire en Flandre. Au général, Steven Kruijswijk pointe à la quatrième position.

Grâce à sa force collective, l’équipe Jumbo-Visma est celle qui a amassé le plus d’argent depuis le début du Tour de France. Ses quatre victoires d’étape, notamment, lui ont rapporté un total de 66.560 euros. La formation néerlandaise devance deux équipes belges, Lotto-Soudal (53.530 euros) et Deceuninck, celle du maillot jaune Julian Alaphilippe (43.750).

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Jumbo-Visma © BELGA
  1. Julian Alaphilippe élu Vélo d'Or 2019

    Julian Alaphilip­pe élu Vélo d'Or 2019

    Julian Alaphilippe a remporté le Vélo d'Or 2019, récompense décernée par le mensuel français 'Vélo Magazine' au meilleur cycliste de la saison. Le coureur de l'équipe belge Deceuninck - Quick-Step a devancé le Colombien Egan Bernal, vainqueur du Tour de France, et le Slovène Primoz Roglic, lauréat du Tour d'Espagne. Le puncheur de 27 ans est le premier Français au palmarès depuis Laurent Jalabert en 1995 et succède au palmarès à l'Espagnol Alejandro Valverde.