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Les Diablotins défaits d’entrée par la Pologne à l’Euro Espoirs

Mise à jour La Belgique s’est inclinée 3 buts à 2 face à la Pologne en ouverture de l’Euro de football pour les joueurs de moins de 21 ans, dimanche, au stade Città del Tricolore de Reggio Emilia, dans le groupe A. Aaron Leya Iseka avait pourtant donné l’avantage aux Belges (16e), mais Szymon Zurkowski (26e), Krystian Bielik (52e) et Sebastian Szymanski (79e) ont renversé la situation en faveur des Polonais (79e). Dion Cools a réduit l’écart en fin de match (84e).

Sous la chaleur (31 degrés) de l’Emilie-Romagne, le début de rencontre était prudent de part et d’autre. A l’approche du quart d’heure, la Belgique accélérait. Cela se traduisait par un tir sur la transversale de Mangala (14e) et une frappe de Schrijvers repoussée par le gardien Grabara (16e) avant le but d’ouverture de Leya Iseka. L’attaquant déviait dans le but un centre de la gauche de Mbenza (0-1, 16e).

Schrijvers ne concrétisait pas un beau solo qui aurait permis à la Belgique de mener 0-2 (21e). Au lieu de cela, la Pologne égalisait grâce à une frappe tendue de l’extérieur du rectangle de Zurkowski (1-1, 26e).

Ce but était un coup dur pour les Diablotins, sauvés juste avant la pause par un réflexe de Jackers devant Kownacki (45e).

La seconde période commençait mal pour les Belges. Sur un corner, Bielik sautait plus haut que tout le monde et envoyait le ballon au fond des filets (2-1, 52e).

La Belgique réagissait immédiatement via Cobbaut, dont la reprise passait à quelques centimètres du cadre (58e). Une nouvelle tentative de Schrijvers passait à côté (61e).

A la 79e, Zurkowski se promenait dans la défense belge et offrait de la droite le ballon à Szymanski pour le 3-1.

Cools relançait le suspense de la tête sur un corner de la droite de Lukebakio (84e). Le forcing final belge ne produisait cependant rien, les Belges s’inclinaient 3-2.

En soirée (21h00), l’Italie et l’Espagne s’affronteront à Bologne dans l’autre rencontre du groupe A. Les Diablotins joueront mercredi (18h30) contre l’Espagne et samedi (21h00) contre l’Italie, à chaque fois à Reggio Emilia.

Le premier de chaque groupe et le meilleur deuxième avancent en demi-finales. Cet Euro est qualificatif pour les Jeux Olympiques. Quatre tickets sont en jeu. Comme aucune équipe anglaise ne participe aux Jeux, si l’Angleterre rejoint les demi-finales, un barrage sera disputé entre les deux autres deuxièmes pour déterminer le dernier qualifié européen. 

Johan Walem: “On devrait peut-être mettre un bloc en place”

Johan Walem s’est montré très réaliste dimanche soir après la défaite. “A ce niveau, la marge d’erreur est très faible. Il ne suffit pas de bien jouer les 25 premières minutes”, a regretté le coach. “On commence parfaitement. Puis, on perd le bon rythme. Soudain, nous avons eu beaucoup plus de difficultés avec la Pologne. Le premier but n’aurait jamais dû tomber: nous avions eu une grosse possibilité juste avant. Nous avons eu beaucoup d’occasions et nous aurions dû marquer plus d’une fois. C’est aussi une force, marquer des buts. On doit être capable de tuer un match. Le deuxième but de la Pologne nous a coupé les jambes. On a vu une fois encore que dans un grand tournoi, la marge d’erreur est très faible.”

La question est de savoir ce que Walem et ses joueurs vont faire la semaine prochaine. Avec seulement le vainqueur du groupe et le meilleur deuxième des trois groupes qui se qualifient pour les demi-finales, ce sera très difficile. “Nous sommes dans l’obligation de gagner contre l’Espagne et l’Italie. Sinon, il s’agira d’acquérir de l’expérience. Il sera très difficile de gagner contre des pays aussi prestigieux. Nous devrons être capables de tourner la page tout de suite. Pour l’instant, tout le monde dans les vestiaires est très déçu, mais il faut oublier ce match le plus tôt possible. Il faut aussi apprendre à accepter les défaites. On mettra l’accent sur l’Espagne. Le meilleur remède après une défaite est de rejouer rapidement. J’espère que mes garçons se montreront face à l’un des favoris pour la victoire finale.”

Au sujet de la tactique contre l’Espagne, Walem est resté très évasif. “Peut-être que nous essayerons de construire un bloc comme la Pologne l’a fait contre nous. Nous pouvons aussi essayer de donner peu d’occasions à l’Espagne. Nous avons nos qualités spécifiques, mais l’Espagne en a bien d’autres. Mais on a toujours une chance.”

“Nous avions peur de la Belgique”

Le sélectionneur polonais Czeslaw Michniewicz est resté très respectueux envers la Belgique. “Nous avions peur des Belges, surtout de leurs ailiers. Mais nous étions très bien préparés”, a reconnu le coach.

“C’était un match difficile, contre un adversaire solide”, a commencé Michniewicz. “J’ai beaucoup de respect pour la Belgique. Nous avons dû revenir dans le match après avoir été menés et nous avons réussi. Notre équipe avait besoin de cette victoire. Nous voulons continuer jusqu’en demi-finale et rester dans ce tournoi le plus longtemps possible. Nous nous sommes très bien préparés, mais il y a encore marge de progression.”

“Nous avions un peu peur de la Belgique”, a confié Michniewicz. Elle a des ailiers forts comme Lukebakio, Mbenza et Amuzu. Mais notre mentalité a été excellente. L’équipe se connaît depuis deux ans et tout le monde se comprend. Chaque joueur a fait de son mieux. Après le tirage au sort, nous nous sommes surtout concentrés sur le match d’ouverture contre la Belgique. Nous connaissions très bien l’équipe et ça a payé.”