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Les principales mesures de l’accord wallon

Après près de deux mois de négociations très discrètes, PS, Ecolo et MR ont présenté lundi à Namur leurs accords de majorité tant pour la Wallonie que la Fédération Wallonie-Bruxelles. Synthèse des priorités politiques de chacun, la déclaration affiche des ambitions à la fois sociales, écologiques et économiques, le tout soutenu par un plan d'investissements de 4 milliards d'euros qui servira à financer divers efforts d'infrastructures, de mobilité, d'énergies renouvelables et de soutien à l'innovation.

En matière environnementale, la Wallonie entend ainsi s'inscrire dans les exigences européennes qui prévoient une réduction des émissions de CO2 de 55% d'ici 2030. 

Elle prévoit la plantation de 4.000 km de haies et la création de 1.000 hectares de nouvelles réserves naturelles par an.

L'accord de majorité programme aussi une série d'investissements pour la mobilité "collective et douce", notamment pour assurer la gratuité des TEC pour les jeunes de moins de 26 ans et les aînés ou encore la création d'"autoroutes pour vélos". Le tarif "prosumer" que les détenteurs de panneaux photovoltaïques devaient payer à partir du 1er janvier 2020 sera reporté de cinq ans.

Point noir en Wallonie, l'emploi fera l'objet d'une série d'initiatives pour porter le taux d'emploi de la Région de 63,7% aujourd'hui à 68,7% d'ici 5 ans.

En matière de lutte contre la pauvreté, la future majorité promet la mise à disposition de 12.000 logements sociaux supplémentaires. Un plan de rénovation de 55.000 logements sera aussi activé avec 2030 pour horizon. Dans un souci de simplification des structures, les zones de secours, qui relèvent aujourd'hui des pouvoirs locaux, seront à l'avenir gérées par les provinces. Les coalisés l'ont promis lundi: toutes ces mesures ne seront pas financées par quelque impôt nouveau. La Région wallonne entend par ailleurs revenir à l'équilibre dès 2024.

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Quant à la Fédération Wallonie-Bruxelles, PS, Ecolo et MR ont convenu de poursuivre le Pacte d'excellence, lequel sera toutefois soumis à une "simplification administrative" et à un "monitoring budgétaire", a souligné M. Di Rupo. Sujet ô combien passionné, le décrié décret Inscriptions sera "abrogé" et remplacé par un nouveau texte qui tiendra compte du libre choix des parents pour le projet pédagogique de l'école. L'attribution des places sur base des critères géographiques appliqués aujourd'hui est donc appelée à disparaître. Aucune échéance n'a toutefois été précisée pour l'entrée en vigueur.

Face à la pénurie de profs dans l'enseignement obligatoire, le décret Titres et Fonctions sera "révisé", et les enseignants seront fiscalement encouragés à prester des heures supplémentaires. Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles va aussi étudier la possibilité de rendre le néerlandais ou l’allemand obligatoire comme deuxième langue. “C’est un signal envoyé à la Flandre”, assure J-M Nollet.

Autre mesure annoncée: une diminution du précompte immobilier de 100 euros par an pour les citoyens (pleinement effective pour 2023). 

Enfin, l'enseignement supérieur sera refinancé à hauteur de cinquante millions d'euros, une demande forte de secteur confronté à une hausse de la population étudiante ces dernières années. Les négociateurs wallons n'ont rien dit lundi du casting des prochains exécutifs. Ceux-ci seront annoncés vendredi, a précisé M. Di Rupo. PS, Ecolo et MR vont mettre les jours à profit pour consulter leur base sur le contenu des accords bouclés ce lundi.

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    Une affaire de pédophilie hors norme devant la justice belge

    Cinq hommes – trois Belges, un Néerlandais et un Britannique - sont accusés d’être au cœur d’un réseau pédophile sans précédent, qui a été actif en Belgique et à l’étranger. Ils auraient durant plusieurs années, fabriqué et diffusé de la pédopornographie. Il est question de 9 millions de photos et vidéos. Les suspects, pères de famille et célibataires, comparaissent vendredi devant le tribunal correctionnel de Termonde. Il y aurait des milliers de victimes, dont 38 ont pu être identifiées pour l’instant par les enquêteurs. Il s’agit des propres enfants des suspects, beaux-enfants et enfants de connaissances. “C’est le plus gros dossier depuis la création de Child Focus”, confirme Kris Luyckx, l’avocat qui représente l’organisation qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants.
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    Le médecin qui a procédé à l'euthanasie volontaire de Tine Nys (38 ans) en 2010, et qui doit répondre d'empoisonnement devant la cour d'assises de Gand, a indiqué lundi qu'il s'était conformé à la loi sur l'euthanasie. "J'ai effectué une euthanasie légalement correcte. Celle-ci a été approuvée à l'unanimité par les personnes qui examinent les conditions légales", a déclaré le médecin, se référant à la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie.