Les États-Unis ne riposteront pas militairement et sont “prêts à la paix”

Mise à jourLe président américain Donald Trump s’est exprimé ce mercredi depuis la Maison-Blanche quelques heures après les frappes iraniennes sur des bases américaines en Irak, elles-mêmes lancées en représailles à l’assassinat du puissant général Qassem Soleimani.

Donald Trump est arrivé avec près de trente minutes de retard après son vice-président Mike Pence, son secrétaire à la Défense Mark Esper et son état-major. 

“L’Iran n’aura jamais la bombe atomique”

“Tant que je serai président des Etats-Unis, l’Iran n’aura jamais la bombe atomique”, a déclaré d’emblée Donald Trump. “Aucun Américain n’a été blessé par les bombardements iraniens la nuit dernière. L’opération iranienne n’a fait, selon M. Trump, que des dommages limités et n’ont tué aucun Irakien, a-t-il précisé. 

“L’Iran semble reculer”

L’Iran “semble reculer”, s’est félicité le président, entouré de hauts responsables de l’exécutif et de hauts gradés du Pentagone: “Nous avons éliminé le plus grand terroriste, le général Qassem Soleimani (...) Il planifiait de nouvelles attaques. Les mains de Soleimani étaient couvertes de sang américain et iranien et il aurait dû être éliminé il y a très longtemps”, a-t-il ajouté. 

“Le système d’alerte a très bien fonctionné”

“Le système d’alerte précoce a très bien fonctionné”. Donald Trump a en revanche signé la fin de la tolérance à l’égard de l’Iran: “L’Iran doit abandonner ses ambitions nucléaires”, a martelé le président, invitant ses alliés à “oublier” l’accord de 2015 et à en négocier un autre. “L’Iran peut être un grand pays. Le monde civilisé doit envoyer un message uni au régime iranien”. 

Discours d’ouverture inattendu

Dans un élan d’ouverture inattendu, Donald Trump n’a pas annoncé de nouvelles représailles militaires mais que les États-Unis étaient au contraire “prêts à la paix” avec ceux qui la veulent. Il a néanmoins infligé de nouvelles sanctions économiques “immédiates” au régime de Téhéran. Ces sanctions n’ont pas été détaillées mais elles s’appliqueront “jusqu’à ce que l’Iran change d’attitude”, a ajouté le président.

Donald Trump va par ailleurs demander à l’Otan de s’impliquer “beaucoup plus” au Moyen-Orient.

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Le président Trump à Washington, en décembre © AFP