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Mike Pompeo. © REUTERS

Pompeo assure que “tous” les dirigeants irakiens “saluent” la présence américaine

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a assuré lundi que "tous" les dirigeants irakiens lui avaient dit "en privé" qu'ils étaient favorables à une présence militaire des Etats-Unis pour lutter contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

"J'ai probablement eu 50 coups de téléphone avec de nombreux Irakiens ces dix derniers jours, des dirigeants sunnites, des dirigeants kurdes, des dirigeants chiites de plusieurs tendances de la communauté chiite. Ils ne le diront pas publiquement, mais en privé ils saluent tous le fait que l'Amérique soit toujours là pour mener à bien sa campagne contreterroriste afin que l'EI ne réémerge pas", a-t-il déclaré lors d'une intervention à l'université californienne de Stanford.

Le sentiment anti-américain est exacerbé en Irak depuis que les Etats-Unis ont tué le 3 janvier le général iranien Qassem Soleimani et son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis lors d'une frappe à Bagdad.

Le Parlement irakien a ensuite voté en faveur de l'expulsion des 5.200 soldats américains déployés en Irak et le gouvernement a demandé formellement en fin de semaine dernière à Mike Pompeo d'envoyer une délégation pour commencer à discuter d'un tel retrait.

Une présence américaine revue à la baisse?

En réponse, le département d'Etat américain avait fait savoir qu'il n'entendait même pas discuter d'un retrait, mais uniquement "de la meilleure manière de reconfirmer notre partenariat stratégique".

Le secrétaire d'Etat a toutefois admis lundi que Washington n'excluait pas de revoir sa présence à la baisse, en phase avec la volonté du président Donald Trump de se désengager des opérations coûteuses au Moyen-Orient.

"Dans la mesure où nous pouvons dépenser moins d'argent américain et mettre moins de vies américaines en danger, nous devons le faire", a-t-il expliqué. "Je pense qu'on peut faire tout cela, réduire notre présence, réduire les risques, tout en en remplissant les objectifs américains dans la région, y compris en Irak", a-t-il dit, sans plus de précisions.