Plein écran
Bruno De Wever. © Photonews

Canons flamands: “Une mauvaise idée” selon l’historien Bruno De Wever (et frère de Bart)

Le professeur de didactique de l'Histoire à la KU Leuven, Karel Van Nieuwenhuyse et Bruno De Wever, historien à l’Université de Gand et propre frère de Bart De Wever, ne voient pas d'un bon œil le plaidoyer du président de la N-VA pour des "canons flamands", soit une liste de "points d'ancrage" de la culture et de l'histoire flamandes "qui caractérisent la Flandre en tant que nation européenne" et que les élèves et nouveaux arrivants devront connaître, comme évoqué dans la note d'intention publiée lundi par l'informateur flamand. 

"Ce n'est pas une bonne idée", a commenté mardi le professeur Van Nieuwenhuyse sur les ondes de Radio 1.

"De cette façon, l'Histoire devient un outil de la politique", a développé le professeur louvaniste. "Et nous voyons où cela a mené dans d'autres pays." 

Il n'est pas non plus raisonnable, selon Karel Van Nieuwenhuyse, de se voir imposer une identité.

"Le plaidoyer en faveur de tels canons flamands tend vers une forme de supériorité que je n'aime pas du tout. Une société repose sur de très nombreuses influences extérieures. Il s'agit d'un discours en faveur d'un mécanisme exclusif plutôt qu'inclusif. Il faut juste abandonner cette idée", a insisté M. Van Nieuwenhuyse.

“En tant qu’historien, mon frère devrait le savoir”

Le professeur Bruno De Wever (UGent), dont le domaine d’expertise est le nationalisme flamand, n’est pas plus enthousiaste. “Je pense que c’est une mauvaise idée”, explique Bruno De Wever à De Morgen. “En tant qu’historien, mon frère devrait le savoir. En Flandre, personne parmi les historiens professionnels n’est pour, car c’est diamétralement opposé à ce que devrait être l’enseignement de l’histoire”.

La note, présentée lundi au CD&V et à l'Open Vld, devrait servir de base pour mener les négociations en vue de former le prochain gouvernement flamand. 

  1. Une affaire de pédophilie hors norme devant la justice belge
    mise à jour

    Une affaire de pédophilie hors norme devant la justice belge

    Cinq hommes – trois Belges, un Néerlandais et un Britannique - sont accusés d’être au cœur d’un réseau pédophile sans précédent, qui a été actif en Belgique et à l’étranger. Ils auraient durant plusieurs années, fabriqué et diffusé de la pédopornographie. Il est question de 9 millions de photos et vidéos. Les suspects, pères de famille et célibataires, comparaissent vendredi devant le tribunal correctionnel de Termonde. Il y aurait des milliers de victimes, dont 38 ont pu être identifiées pour l’instant par les enquêteurs. Il s’agit des propres enfants des suspects, beaux-enfants et enfants de connaissances. “C’est le plus gros dossier depuis la création de Child Focus”, confirme Kris Luyckx, l’avocat qui représente l’organisation qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants.
  2. Un cas d'euthanasie devant les assises: “J'ai agi en respectant la loi”

    Un cas d'euthana­sie devant les assises: “J'ai agi en respectant la loi”

    Le médecin qui a procédé à l'euthanasie volontaire de Tine Nys (38 ans) en 2010, et qui doit répondre d'empoisonnement devant la cour d'assises de Gand, a indiqué lundi qu'il s'était conformé à la loi sur l'euthanasie. "J'ai effectué une euthanasie légalement correcte. Celle-ci a été approuvée à l'unanimité par les personnes qui examinent les conditions légales", a déclaré le médecin, se référant à la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie.