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Olivier de Wasseige, administrateur délégué de l’UWE. © Photo News

L'UWE pointe quelques bémols mais est "globalement satisfaite" de l’accord wallon

Si l'Union wallonne des entreprises (UWE) se réjouit de constater que la déclaration de politique régionale du nouveau gouvernement wallon reprend plusieurs de ses revendications, elle attire toutefois l'attention sur la nécessité de prioriser les mesures. "Il ne faudra pas disperser les moyens et donc arrêter le saupoudrage", prévient son administrateur délégué, Olivier de Wasseige. 

"Globalement, les accords mettent le focus sur la création de valeur et d'emplois pour assurer la prospérité wallonne", se réjouit-il. "On nous parle de pôles de compétitivité, d'entrepreneuriat, d'une réforme du Forem, de l'alternance... Les textes évoquent aussi une Wallonie qui se 'montrera attractive pour les créateurs, les entrepreneurs et les investisseurs'. Tout cela c'est bien, on est sur une bonne base de travail. Mais comment va-t-on traduire les engagements sur le terrain? Comment va-t-on les concrétiser?", s'interroge le patron de l'UWE.

"Il nous faut du pragmatisme, choisir où l'on met le curseur entre le social, l'économique et l'environnement".
Quelques dossiers méritent particulièrement qu'on s'y attardent, aux yeux des patrons. "En matière d'emploi par exemple, la Wallonie propose 36.000 offres de formations mais qui ne sont pas toujours bien ciblées et qui mènent quelquefois à des secteurs bouchés. Or on sait qu'il y a 26.000 emplois vacants sur le marché. Donc il faut organiser les choses et remédier aux métiers en pénurie", avance Olivier de Wasseige.

“Et la 5G?”

Autres préoccupations: "les accords commerciaux internationaux, -quelle sera notre latitude d'agir ou non sur ces accords?-, et la 5G. On avance à petits pas sur ce chantier, on y met beaucoup de précaution, mais il ne faudrait pas rater ce train-là!", avertit l'administrateur délégué. 

Enfin, le coût des mesures présentées inquiète également l'organisation patronale. "La Déclaration de politique régionale ne précise pas comment elle compte les financer. Certes, on peut concevoir des déficits structurels dans l'exercice budgétaire, mais alors uniquement pour financer des investissements qui vont générer un retour sur investissement. Et non pas pour alimenter des dépenses courantes. Quant à la charge de la dette, elle est très importante. Il faudrait donc couper dans certaines dépenses et investir dans des secteurs tels que l'innovation et la recherche", ponctue Olivier de Wasseige.

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