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Le cdH prêt à participer à une union nationale depuis l’opposition

Le choix du cdH de siéger dans l'opposition est définitif, a répété jeudi le président, Maxime Prévot. Mais les démocrates humanistes n'entendent pas esquiver leurs responsabilités et seront prêts à participer à une union nationale depuis l'opposition s'il s'agit de faire barrage à l'extrême-droite, garantir la paix communautaire ou en faveur du climat.

Interrogé sur la Première, M. Prévot a fait référence aux écologistes qui ont soutenu depuis l'opposition à la Chambre et au Sénat la 6e réforme de l'Etat.

"Nous avons le sens des responsabilités. Si, pour pouvoir faire barrage à l'extrême-droite, garantir la stabilité du pays ou la paix communautaire, ou faire évoluer des grandes causes, comme celle du climat, nos cinq modestes voix (à la Chambre) devaient être nécessaires, il est évident que nous répondrions présent dans une démarche que certains ont qualifié d'union sacrée ou d'union nationale. Mais nos voix pourront être apportées depuis les bancs de l'opposition, sans nécessiter que nous soyons partie prenante d'un gouvernement", a expliqué M. Prévot.

Vers un nouveau parti?

Le cdH fait le constat de la crise des partis centristes, non seulement en Belgique mais aussi en Europe (à l'exception notable de la France). Mercredi, il a fait savoir qu'il allait se "réinventer". Quelle forme épousera ce processus? Quel projet politique en sortira? Pourrait-il déboucher sur une nouvelle dénomination du parti? Voire sur un nouveau parti? M. Prévot n'exclut rien. 

La recomposition d'une force du centre occupe à intervalles réguliers la chronique politique dans le monde francophone. Une initiative baptisée "e-change" avait vu le jour en mars 2018 pour mettre en place non un parti mais un "mouvement politique pluraliste" à l'initiative de plusieurs personnalités, dont Jean-Michel Javaux .