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Le président du PS Elio Di Rupo et l'ancien ministre-président wallon Paul Magnette ont rencontré mercredi à Namur des représentants du conseil économique, social et environnemental de Wallonie (CESE). © BELGA

Le PS continue ses consultations à Namur

Le président du PS Elio Di Rupo et l'ancien ministre-président wallon Paul Magnette ont rencontré mercredi à Namur des représentants du conseil économique, social et environnemental de Wallonie (CESE). Chacun a ainsi pu exprimer sa vision dans le cadre des consultations en vue de la formation des majorités en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Un premier entretien a réuni une délégation composée de l'Union des classes moyennes (UCM), le Syndicat neutre pour indépendants (SNI), l'Union wallonne des entreprises (UWE), la confédération intersectorielle des employeurs du secteur à profit social (Unipso) et la Fédération wallonne de l'agriculture (FWA).
Sur base du bilan actuel présenté par les chefs de file socialistes, chaque acteur a fait part de ses propositions pour redynamiser l'économie wallonne.

"Ils ont posé beaucoup de questions, ne se sont pas avancés et se montrés très constructifs", a déclaré à sa sortie du Parlement wallon Arnaud Deplae, le secrétaire général de l'UCM. "Selon nous, il est nécessaire que la politique wallonne soit plus décryptable pour les entreprises et les indépendants", a-t-il ajouté. "Il faudrait aussi que les admnistrations soient plus orientées vers l'accompagnement que le contrôle.”

L'UCM attend également du prochain gouvernement qu'il favorise davantage les initiatives privées. "Il faut montrer à ceux qui peuvent créer de la valeur qu'on peut leur en donner les moyens. Cela implique aussi que les pouvoirs publics fassent plus appel au privé", a expliqué à ce sujet M. Deplae. "Si on peut offrir plus de services à la population, pourquoi s'en priver?", s'est-il interrogé.

Du coté du SNI, la simplification administrative apparaît également comme une priorité, notamment en ce qui concerne les mesures de réduction des cotisations patronales. "Près de 50% des entrepreneurs ne vont pas chercher les aides disponibles, adaptées et les plus profitables à leur entreprise. Il faut inverser la logique", a souligné le secrétaire général du syndicat, Christophe Wambersie.

Le SNI attend également une politique de formation continue plus poussée dans le domaine du numérique. Cela concerne les commerçants, mais aussi la majorité des indépendants et chefs de TPE.
La nécessité de mettre en place de zones franches pour favoriser le commerce de détail indépendant est également mise en avant. Parallèlement, le SNI souhaite voir ce type de commerçants davantage impliqué dans les circuits courts et la mise en vente des produits locaux. Il tient enfin à revaloriser la formation en alternance et à renforcer la politique de covoiturage. 

Pour leur part, l'UWE, Unipso et le FWA n'ont pas encore communiqué officiellement sur leur enretien avec les formateurs. Elio Di Rupo et Paul Magnette ont par ailleurs poursuivi leurs consultations en rencontrant une délégation d'Inter-Environnemtn Wallonie, un autre acteur prépondérant du CESE.