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Le président de la N-VA Bart De Wever en conférence de presse au parlement flamand, Bruxelles, le 12 août 2019. © BELGA

"Une coalition avec le Vlaams Belang est impossible, même à l'avenir”

"Les élections ont désigné un seul vrai gagnant, nous avons donc évalué si nous pouvions former ensemble une coalition. Ce n'est pas possible", a expliqué lundi l'informateur flamand Bart De Wever (N-VA) lors d'une conférence de presse. "Ni aujourd'hui, ni demain, ni la semaine prochaine, ni le mois prochain. C'est ma conviction.”

Gouverner avec le Vlaams Belang n'est pas une option, juge le président des nationalistes. Le parti d'extrême droite flamand a montré deux visages, selon lui: courtois et sérieux à la table des négociations, il se transforme en machine propagandiste à l'extérieur. "Celle-ci a tourné jour et nuit, anticipant toutes sortes de points de friction qui n'existaient pas encore. Ce n'est pas la chose à faire au stade de l'information si l'on veut entrer au gouvernement. Il faut pouvoir charmer ses potentiels partenaires de majorité. Vraisemblablement, cette tâche n'était dévolue qu'à moi.”

La suédoise, la “combinaison la plus cohérente”

Jan Jambon, désigné formateur par son président de parti, espère se réunir dès mardi avec les délégations du CD&V et de l'Open Vld, avec qui la N-VA a choisi de reconduire la coalition suédoise en Flandre. "Il s'agit de la combinaison la plus cohérente pour former un gouvernement flamand fort", a commenté lundi l'ancien ministre de l'Intérieur.

Bart De Wever ne deviendra donc pas ministre-président du nouveau gouvernement flamand. "Nous avons malheureusement perdu les élections", rappelle le président de la N-VA, qui espérait dépasser les 30% de votes pour reconduire la suédoise au niveau fédéral et remettre le confédéralisme sur la table. "En tant que parti, nous devons nous adapter aux circonstances et cela nous oblige à prendre certaines décisions de casting.”

Le chef des nationalistes continuera toutefois de négocier pour la N-VA au fédéral. "Le choix du parti est très clair en ce sens: c'est le président, qui a acquis le plus d'expérience dans les négociations fédérales, qui s'en charge", a-t-il poursuivi.

Un accord d’ici deux à trois semaines?

Le bourgmestre d'Anvers ne se montre toutefois pas très optimiste. "J'ai beaucoup d'estime pour les personnes qui se sont impliquées sur le terrain fédéral et ont fait de leur mieux pour avancer, mais on ne peut pas dire qu'il y ait eu de réels progrès à ce niveau." Mener de front la formation des gouvernements flamand et fédéral n'est pas une bonne idée, a conclu Bart De Wever. "Ce serait très long et peu souhaitable pour la Flandre en tant que niveau de gouvernance.”

Il se murmure du côté des nationalistes flamands qu'un accord pourrait tomber d'ici deux à trois semaines. 

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